Humeurs

Vendredi 19 décembre 2008 5 19 /12 /2008 13:24



Fin de l'An 8 du XXI-ème siècle, fêtons Noël puis  le premier jour de l'An 9. Les villes s'enguirlandent de lumières, les sapins foisonnent, les truffes de chocolats s'habillent de papier doré, la chasse aux cadeaux est en marche. Il n'y a rien de plus naturel,  même si Noël, pour la plupart d'entre nous, a perdu son caractère spirituel  tout comme ses racines païennes. Noël, religieux ou non, permet de faire plaisir aux enfants, et le jour de l'An , fête nationale civile, de réunir famille et amis autour de la table de fête.

Personnellement, ma lointaine enfance passée et mon proche entourage religieux évanoui, je n'ai jamais vraiment goûté ces festivités post-sacrées  et aujourd'hui plus particulièrement j'en découvre le caractère amèrement dérisoire.

L'an 9 du XXI-ème siècle va inéluctablement déboucher sur une catastrophe sociale et économique aux conséquences humaines sans précédent pour les gens  d'aujourd'hui. Je veux bien sûr parler des conséquences attendues de la crise financière dont les états ont bien tardivement pris conscience après avoir laissé pendant près de vingt ans la bride sur le cou au capitalisme financier spéculatif dans sa course effrénée. Tout aussi dérisoires sont les mesures annoncées par les états. Dérisoires parce que trop tardives et surtout insuffisantes, palliatif de court terme, traitement symptomatique, simple cachet d'aspirine face à un rouleau compresseur qui va écraser la société et provoquer sans aucun doute de violents troubles sociaux avec l'explosion du chômage et une chute brutale des revenus des familles déjà sérieusement affligées.

Et alors que la catastrophe s'annonce au point que les responsables politiques ne dissimulent même plus leur inquiétude -ce qui est fort exceptionnel- on nous parle   à longueur de semaine et on débat à l'Assemblée du problème du travail du dimanche, de la suppression de la publicité à la Télévision, de la nomination du Président de l'audiovisuel public. Le dérisoire franchit ici la barrière de l'impudique.

Mais le dérisoire prend une dimension gigantesque quand on considère que tous les malheurs que je viens d'évoquer ne sont rien comparés au cataclysme qui menace l'humanité. La mondialisation n'est pas un vain mot car si des mesures sont nécessaires pour sauver ce qui peut encore l'être, c'est à l'échelle du monde qu'il faut les prendre et non plus à celle des états. L'idéal serait évidemment une "gouvernance" mondiale mais  dans les court et  moyen terme cela reste du domaine de l'utopie au vu de l'exacerbation ou de la simple persistance des sentiments nationalistes jaloux.

Selon les prévisions de l'ONU, la population mondiale actuellement de 6,4 milliards d'individus va s'accroître de plus de trois milliards au cours des 70 prochaines années. Pour le plus long terme ce n'est qu'incertitude. Mais en tout état de cause cette croissance se fait déjà sentir depuis des années et  va s'amplifier. Or, cette amplification survient dans un contexte de disparités sociales considérables aux effets psychologiques exacerbés par la facilité et la rapidité de la transmission de l'information à travers les continents.

L'une des conséquences premières sera un mouvement migratoire intercontinental incontrôlable et irrépressible comme l'humanité en a connu tout au long de son histoire. Il est totalement illusoire de penser endiguer de tels mouvements de populations par des barrières policières ou même matérielles (le mur dressé entre les USA et le Mexique par exemple).

Il sera, dans ce schéma, tout aussi illusoire de s'imaginer que les nations pourront sauvegarder intactes leurs identités et  valeurs culturelles essentielles. Le brassage est inéluctable et s'accompagnera forcément de tensions intercommunautaires avant d'aboutir à un hypothétique métissage pacifique. On le constate déjà chez-nous en France et presque partout ailleurs.

Par le passé, les crises économiques ont été réglées par des guerres meurtrières, aussitôt suivies de périodes de prospérité (Les "Trente Glorieuses" de l'après-1945) et la croissance de la population mondiale auto-régulée par de gigantesques épidémies ou massacres.

Malheureusement, ce qui un jour s'est produit peut se reproduire un autre jour. Les Américains ont construit l'arme nucléaire pour s'en servir à Hiroshima et Nagasaki et l'ont ensuite développé pour ne plus s'en servir et la convertir en moyen de dissuasion.

Aujourd'hui, divers pays disposent de l'arme nucléaire dont l'utilisation éventuelle est décidée en dernier ressort par le chef de l'état. Nous connaissons les chefs d'état de ces pays mais nous ne connaissons pas ceux qui seront appelés un jour ou l'autre à leur succéder. Dans nos pays occidentaux où le rationnel l'emporte sur le sacré la question ne se pose pas aujourd'hui et l'option de la dissuasion y reste en vigueur. Mais il est des pays disposant ou en passe de disposer de l'arme suprême où le sacré l'emporte sur le rationnel et, plus grave encore, où des mouvements doctrinaires radicaux vivent dans le temps eschatologique et n'ont de ce fait aucune crainte de l'apocalypse pas plus qu'ils n'en ont de la mort, comme le démontre l'usage des bombes humaines. Or, de tels mouvements peuvent un  jour accéder au pouvoir. Ne pas imaginer le pire relève de l'aveuglement.

Pessimiste ou simplement lucide, je  souhaite cependant  à tous de bonnes fêtes. Profitons du temps qui passe de la meilleure façon possible. Continuons d'alimenter nos blogs avec des questions de société, des récits historiques ou humoristiques, des images d'ici et d'ailleurs, même si dans le sinistre tableau que je viens de dresser, cela peut également paraître dérisoire.


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Lundi 1 décembre 2008 1 01 /12 /2008 12:51

Skreugneugneu!

Nous avions l'agité des clavicules et cervicales réunies. Ça ne suffisait pas. Voilà que nous avons maintenant l'agité du bocal d'élixir jacobin du frère Gaucho, grand pourfendeur de Dalais-Lamas et autres calotins  de tous les continents. Comme on est sans-culottes, on va leur montrer qu'on en a plus sous la carmagnole (1) que les zouaves pontificaux dans l'falzar! Réincarnation du Petit Père Combes. C'est moi qui vous l'dis.

 

 Les curés de campagne, s'il en reste encore, n'ont qu'à bien planquer leur vin de messe et les bouseux défenseurs des langues et parlers régionaux tourner sept fois la langue dans leur bouche avant de dire "pécaire" , "fouchtra" ou "Ken-Avo"!  Ah ça ira, ça ira, ça ira!

Après le Carnaval de la Rose on va encore bien s'marrer.

 

 

1) Chemise courte d'origine italienne portée par le peuple en 1789 (source Ol.Tosseri 'Historia")

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Samedi 22 novembre 2008 6 22 /11 /2008 13:55


Ça  sent  pas  la  rose



                                           Une solution ... Le désodorisant "Royal"





N'oubliez pas d'actionner la chasse d'eau svp





PS: Pendant ce temps ......   SARKORY



Nota: J'aurais pu me lancer dans un discours sur le manque de scrupules de ceux qui figurent dans mon tître, leur comportement anti-démocratique, l'immoralité de leur  alliance combinarde et leur corruption des moeurs démocratiques. J'ai préféré toucher le sens olfactif pour faire plus court et plus explicite.

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Lundi 29 septembre 2008 1 29 /09 /2008 19:24
Homenagem




"Chico è assím que se chamava
"Divertido, era bom Carioca

"Quando
ouvía batucada
"Erguido no seu páu, que nem folião sambava
"Num  balancè balancè de forma engraçada

"Na Baixada fizemos a sua compra
"más numa capoeira tinha sido criado com certeza
"Pois que nem galinha de manhã cacarejava


"Disso a minha mulher não gostava  e dizía
"Que  tería sido mais barato comprar galinha

"O seu primeiro patrão com certeza
"Se dava mal com a esposa

"Pois da madrugada atè ao fim do día
"O Chico Berrava: 'cala a boca María'!

"Anos depois voltamos á França
"Aquí o Chico apanhou a coryza

"doença malvada
"Que logo lhe tirou a vida

"E com toda a familia
"Chorei que nem criança

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Mardi 23 septembre 2008 2 23 /09 /2008 19:58

Opération chirurgicale au Palais du Luxembourg



Dimanche 21 septembre 2008, le pays a subi une grave intervention chirurgicale, à savoir l'amputation d'un tiers de la prostate pour le remplacer par un greffon d'égale dimension mais constitué de tissus plus jeunes. Cette opération était devenue inévitable compte tenu des  dépenses exorbitantes engagées dans l'achat de couches-culottes. L'opération s'est bien déroulée au point qu'elle est passée  totalement inaperçue dans le corps populaire et électoral , préalablement anesthésié et qui  d'ailleurs, comme on le dit trivialement mais de  manière fort pittoresque, s'en "tamponne le coquillard".  
 
                        

   Les fantômes du Palais

Le nouveau tiers prostatique contiendrait une un peu plus grande proportion de cellules qui "portent à gauche" comme le dit de moi, oh combien  admiratif ! mon tailleur sur mesures. Il y aurait aussi un peu plus de gènes féminins dans cette greffe. Cela risque inopportunément de réduire le montant des économies faites en achat de couches-culottes sachant que les fuites que l'on sait affecteraient plus particulièrement le genre féminin, du moins si on en croit les innombrables pubs télévisuelles vantant les mérites de tel ou tel appareil sous-vestimentaire en textile hydrophile comme disait Tonton Théophile.

En fin de compte mieux vaudrait -c'est du moins mon avis- procéder à une ablation totale de cette fichue prostate qui, comme le disait le Grand Charles, ne sert strictement à rien. lien
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Mardi 1 juillet 2008 2 01 /07 /2008 15:37



Visitou-me ontem  Joaninha
No seu vestido de carmim trazía
sete luas africanas

A ponta de meu dedo beijou
Contou-me que de longe viera
fugindo dos homens a alquimia mortífera

Cansada no limiar do meu anoitecer aparecera
quiz beijá-la mas jà adormecera
na ponta de meu dedo levei-ha   

atè o  leito  verde escuro de uma folha               
onde apareceu feita  botão de flor vermelha.
No dia seguinte jà là não estava

Porém um sonho não foi
senão um  instante fugitivo de ternura




Coccinelle hier soir est venue,
De sa robe carmin vêtue.

De sept lunes africaines accompagnée,
Sur la pointe de mon doigt un baiser a posé

De très loin elle était m'a-t-elle dit partie
pour fuir des humains la funeste alchimie

Sur le seuil de ma nuit elle apparut, fatiguée.
Je voulus  alors lui donner un baiser

Mais elle s'était soudain endormie.
Sur la pointe de mon doigt alors je la pris

Et sur un lit de feuilles vert
la déposai telle un bouton de fleur entr'ouvert.

Le lendemain matin elle n'y était plus
Et moi jamais je ne sus

Si elle n'avait été qu'un rêve ou la caresse
d'un instant fugitif de tendresse.










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Samedi 21 juin 2008 6 21 /06 /2008 14:39

Mieux vaut en rire qu'en pleurer

Jeudi 20 Juin 2008, au terme de deux heures de discussions, entrecoupées de  "pauses pipi" et  changement de couches-culottes "for men", les prostatiques du Palais du Luxembourg* ont voulu retrouver leur force juvénile dans un fougueux élan Jacobin. Et Vlan !!! on va vous les couper vos têtes de culs-terreux patoisants. La France pour nous c'est une poupée Barbie, c'est pas une bergère en sabots dondon en sabots dondaine.

Au diable les jupons crottés et les trois capitaines! Pour nous la France c'est la tête à Marianne. Un point c'est tout. Elle s'habille chez Dior pas à la Redoute. Elle porte des culottes en accords du participe passé,  des soutien-gorge en imparfait du subjonctif, des robes en conjonction de coordination et des bas en plus que parfait. C'est pas des trou-la-la, trou-lala-itou ni des faridondon faridondaine et dondon et elle ne va pas de Nantes à Montaigu, la digue la digue. Et la pêche aux moules c'est fini! D'abord y a pas de moules dans la Seine.

Cessez de rire ma joyeuse Fanchon, les vieux barbons Jacobins veulent votre peau parce que pour eux, n'est-ce pas, vous êtes vraiment trop gironde. Ils sont jaloux, ils n'aiment pas vos fantaisies, vos pas légers de saute-buissons dans les prés parsemés de petites fleurs dont ils ignorent les jolis noms que leur donnèrent nos aïeux. Colchiques dans les prés? connais pas.

Oui ma mie !
  A la claire fontaine des mots oubliés t'en allant promener, tu es vraiment gironde et je t'aime. Tu es mon patrimoine, notre patrimoine.

 A nous! maistre Rabelais!  Toi qui réinventa l'écriture française en puisant dans ce trésor inépuisable.

* De Gaulle: "La prostate? c'est comme le sénat, ça ne sert à rien".
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Vendredi 20 juin 2008 5 20 /06 /2008 22:26
 

Je n'ai jamais vu sur tes lèvres fleurir le moindre sourire  mon frère
Ne t'a-t-elle pas souri t'ayant mis au monde ta mère?
Peut-être déjà pressentait-elle que sur terre
Discorde et  meurtre tu apporterais provoquant de Dieu la colère

Ton Dieu est clément
Mais terrible est son châtiment
Il est écrit dans le saint Coran
Que licite il est donc de verser ton sang

Mais à quoi bon?
Ta naissance par nature est ta condamnation

Sourire? Ce mot n'apparaît qu'une fois dans la Révélation
C'est le sourire du roi Salomon
Entendant une fourmi
Dire à ses amies
De se mettre à l'abri
De peur d'être sous les pas des soldats du grand roi anéanties.

Salomon a rendu grâce au Seigneur
et demandé a être accueilli parmi ses meilleurs serviteurs

Tu ne souris pas mon frère
Serait-ce le désespoir qui t'enserre?



يا أخي لا اری على شفتيك إبتسامة
والابتسامة  عبارة عن  صفأ القلب
أ لم تبتسم لك أٌمّك  وانت رضيع وقُرة عينها؟
ربّما لم تعلم حينئذٍِ أن  كان قد كُتب عليك قتل البرئ والإفساد في الأرض
وجزأك  هياج غضب ربٌك

إنٌ ربّك غفٌور لكنّه شديد العقاب
و قد يكون دمك حلال شرعاَ لو لم تمُُتْ كإنسان بالذات حين مولدك

لمذا لا تبتسم يا آخي؟ هل يعذّبك اليأس؟

وخير لك أن تقتدِي قدوة سليمان عندما تبسّم ضاحكاً في وادي النمل
ثمٌ قال لربّه "... واْدخُلْني بِرَحْمَتِكَ في عِبَادِكَ آلٌصاِلِحينَ









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Mardi 20 mai 2008 2 20 /05 /2008 19:26










Je m'interroge et m'inquiète à la fois.

Pourquoi une mixité harmonieuse et amicale règne généralement dans les écoles primaires alors qu'à la post-adolescence les jeunes ont tendance à se rassembler en fonction de critères ethniques?

Il y a là un sujet de réflexion pour en rechercher les causes. J'apprécierais toute suggestion.

                                                    _______________


On ne peut pas toujours se poser des questions de haute portée philosophique ou sociologique. Faut bien de temps en temps rigoler sérieusement.

Depuis longtemps je me demande pourquoi "petit con" et "jeune con" sont plus injurieux que "grand con" et "vieux con" . La question est plus sérieuse que cela peut paraitre  au premier abord. Elle relève en effet de la sémantique et à ce titre intéresse les linguistes.

Je crois, mais je peux me tromper, avoir trouvé deux explications. :

1°)  il pourrait y avoir un petit brin d'affection ou de commisération concernant le deuxième terme de l'alternative. Ça c'est pour la pure sémantique.

2°) Pour le premier cas cela relève également de la physique. C'est en effet une question de densité. A dose égale de connerie, il y a plus de densité dans le petit que dans le grand. Enfin, dans le deuxième cas cela relève de la biologie. Le jeune peut rester con plus longtemps que le vieux et ce dernier en outre ne l'est peut-être devenu que sur le tard.

Pour Jacques Brel, qui avait  en la matière limité son étude  à la bourgeoisie, la question était simple: "Les bourgeois, chantait-il , c'est comme les cochons plus ça devient vieux plus ça devient con".
                                                    




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Mercredi 30 avril 2008 3 30 /04 /2008 19:58
                 Cette rubrique est évolutive





En 1932 l'Allemagne connaît une crise économique sans précédent. Elle compte six millions de chômeurs. Les étudiants n'ont aucun espoir de trouver un emploi à la fin de leurs études. On ouvre alors pour eux des camps de travail comme le montrent ces images publiées le 5 novembre de cette année-là par la revue française "L'Illustration":









C'est sur ce terreau que s'est enraciné le Parti national socialiste d'Adolphe Hitler , qui sera hissé à la tête du Reich quelques mois plus tard.

A méditer!


Cette fois-ci en France:


 





       
2008-1932 = 75 ans
         
sans commentaire









Epi an kréyol:

Misyé pwézidan Sakozi té ponmet ba tou-moun on bon boulo pour gangné on-lo lajan  mé a pa pou jodi ni pou démen sé pou lè Bon Dié sé on neg. Pawol en bouch pas chage. Epi i ka di konsa plis ou travayé plis ou gangné monné. Kijan nou travayé plis lè pa ni boulo? A pa tou di! Fo fé!












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