Mercredi 28 octobre 2009
3
28
/10
/2009
19:31
Fantasia chez les Ploucs, ou les tribulations bucoliques des escarpins vernis dans la glèbe humide des terroirs
Hier en ce 27 octobre de l'an de grâce 2009, au risque de souffrir de poussées d'urticaire je me mis en peine d'écouter et suivre de visu, en son
entier et par le menu, l'adresse solennelle faite par Nicolas à la brave paysannerie française.
Epoustouflant. J'en suis resté comme deux ronds de flan. C'est moi qui vous le dis! Un puits de science ce Nicolas, dominant de toute sa hauteur
l'agro-économie fonctionnelle et structurale urbi et orbi. On aurait juré qu'il avait lu dans le texte Les Travaux et les Jours de ce cher Hésiode ou les Très Riches
Heures du bon vieux Duc de Berry. Les deux mains appuyées sur son pupitre, parlant d'un ton mesuré, mais ferme et didactique, il a par moment laissé paraître son émotion et sa
compassion devant ces enfants de laboureurs autrefois riches et qui aujourd'hui travaillent et prennent de la peine sans plus aucun espoir de trouver le trésor prétendument enfoui sous la glèbe
de leurs champs ingrats.
Mais, à l'observer, une chose m'intrigua dans le comportement de Nicolas. Qu'était-ce? Je me creusais la tête mais n'arrivai pas à identifier ce je ne sais quoi.
Puis , subitement, je me frappai le front d'un poing vainqueur comme l'avait fait devant moi Archimède mon meilleur copain de classe. Eureka! J'avais trouvé. Nicolas ne manifestait plus
aucun signe d'agitation trémulante et compulsive des cervicales.
On n'était pas à Lourdes mais à Poligny, dans le Jura. Ne s'agissant donc pas d'un miracle, quelle pouvait donc être l'explication de cette guérison subite? A force
de réflexion, j'arrivai à la conclusion qu'il devait s'agir d'un inhibition due à l'attention scrupuleuse et soutenue que Nicolas portait à la lecture de la partition posée sur son pupitre et
qui, assurément, devait avoir été écrite par quelqu'un connaissant la musique des petits oiseaux qui gazouillent dans les verts et frais bocages de notre douce France. Nicolas, Hésiode et le Duc
de Berry n'étaient donc pour rien dans cette démonstration magistrale.
Mais alors que le discours touchait à sa fin,
patatras! voilà que les cervicales s'agitèrent. Le ton s'était fait soudain véhément, agressif. A coup sur, c'est Nicolas qui s'exprimait et non plus le compositeur de musique bucolique. Sans
transition, il s'était mis à parler de l'identité française, sa marotte d'aujourd'hui, cette identité française dont l'agriculture, comme l'avait dit bien avant lui ce brave Sully, est un élément
intrinsèque comme les mamelles au mammifère. La France a un "lien charnel avec la terre", a-t-il asséné, rappelant que chaque famille française compte au moins un grand-père ou un aïeul qui
fut paysan. Tout cela venait comme un cheveu sur la soupe mais il fallait que ce fût dit et ce fut dit. Et Nicolas sait de quoi il parle, lui qui dans son enfance garda les vaches à
Neuilly-sur-Seine. Des vaches à Neuilly! Vous voulez rire! Ben pourquoi pas? Peut-être celles que l'on avait sorties des écuries de m. Augias, le temps d'un nettoyage.
Par Yaqzan
-
Publié dans : Humeurs
-
0
-
Recommander
Jeudi 15 octobre 2009
4
15
/10
/2009
01:16
Ex Patre Filioque gloria francorum procedit
Vous avez dit népotisme? Voyons! Et le destin? Et les gènes? Qu'en faites-vous?
Une fois n'est pas coutume; je suis d'accord avec les godillots (1) de l'UMP qui courent à la rescousse de Jeannot, le fils à Sarko auquel certains
malfaisants contestent le droit de briguer la direction du EuropeTrade Center de la Défense.
Est-ce de sa faute à lui s'il s'appelle Sarkozy? Hein! Je vous le demande! Ça ne serait pas plutôt la faute au zyzy de Sarko. Il est né et habite à Neuilly et
alors? c'est de sa faute? Je vous le demande. Il aurait tout aussi bien pu s'appeler Jean Bonneau et habiter une barre de Clichy-sous-Bois ou Montfermeil. Ferait-on alors toute une histoire à
propos de son ambition?
Pour en rajouter il y en a parmi ces malfaisants qui rappellent que Jeannot s'est récemment marié avec l'héritière de Darty, un précieux Contrat de Confiance
matrimonial . Ça serait encore de sa faute d'après vous? En réalité, s'il n'avait pas eu le malheur de naître et habiter à Neuilly, il n'aurait certainement pas rencontré la Princesse à
Clichy-sous-bois .
D'autres disent qu'il est trop jeune. Les godillots rétorquent, prenant Sarko pour Don Diègue et Jeannot pour Rodrigue, qu' à âme bien née la valeur
n'attend pas le nombre des années. Les mêmes affirment qu'il est compétent. Pourquoi pas? Cependant il néglige ses études de Droit. C'est incontestable et ça ne serait peut-être pas
le cas s'il étudiait chez les curés. Mais s'il néglige ses études, c'est pour mieux se consacrer à la politique. Et alors! Serait-ce de sa faute? Non! Pas du tout! L'explication se trouve
dans la génétique si chère à son papa. Certes, ni l'homosexualité ni la tendance suicidaire ne figurent dans son schéma génétique. Non. L'explication c'est le gène de la spirale aspirante
politico-ascensionnelle irrépressible que lui a légué son papa. Lui, Jeannot, il n'y est pour rien et tout ce que disent ses adversaires sur ses ambitions démesurées, son appétit de pouvoir,
n'est que pure méchanceté de la part de minables frustrés.
Jeannot a déjà fait son trou dans l'appareil politique régional des Hauts-de-Seine. Il faut dire que ce n'est pas de tout repos. C'est, comme on dit, un "quartier
sensible". Pire que Clichy-sous-Bois et Montfermeil réunis. Il parait que la-bàs, une fois franchi le pont enjambant l'Ile de la Jatte, l'air serait malsain. Un certain m. Augias y posséderait
des écuries malodorantes pour ne pas dire nauséabondes. Mais ce n'est sans doute là qu'une vile calomnie propagée une fois encore par les malfaisants. D'ailleurs, tout près de Neuilly, à
Levallois-Perret, m. Balka nie tout en bloc et c'est un connaisseur.
Je serais tenté de le croire ce brillant élu car pour ma part, ayant entendu parlé de ces écuries, j'ai mené ma propre enquête (lien). J'ai fouillé partout, interrogé ici et là, consulté les Pages Jaunes. Pas plus de m. Augias que
d'os dans le goulash! Il me reste quand même un petit doute. En effet, altruiste et déterminé par bonté d'âme à aider au nettoyage des écuries de ce m. Augias pour le bien-être des
Neuilléens et autres Alti-Séquaniens, je m'étais rendu au siège du Conseil général. Et bien! vous me croirez si vous voulez: j'ai été viré à coups de pied au cul. Suspect non?
Pour en revenir à notre cher Jeannot. Ce brave garçon n'est en fait qu'une victime du sort. Un accident du sarkozisme transcendantal.
1) Il parait que le front des godillots commence à se fissurer. Certains d'entre eux en ont ras le bol de se mouiller les semelles jusqu'aux lacets dans ces cloaques qui -si l'on en croit les
diplômés de l'Ecole des Hautes Etudes en linguistique finno-ougrienne- sont le propre des paysages sarkolandiens.
Par Yaqzan
-
Publié dans : Humeurs
-
1
-
Recommander
Samedi 12 septembre 2009
6
12
/09
/2009
15:50
Vous avez dit Dakar ?
Vendredi 11 Septembre, dans l'émission de France-2 "Vous aurez le dernier mot", alors que le débat portait sur la France-Afrique, l'animateur Franz-Olivier Giesbert
proposa de regarder un extrait du discours très controversé prononcé par Nicolas Sarkozy à Dakar le 26 juillet 2007.
"Voyons un extrait du discours de Dakar", dit-il. Mais, rien ne vient. "Il y a un problème" demande-t-il à la régie? En vain....(Silence). "Il y a un
problème? (Silence) "Apparemment il y a un problème", conclut-il, passant à la suite du débat.
L'ORT... Pardon ! L'Audiovisuel public n'aurait-il donc plus dans ses archives ce fameux discours emblématique de la pertinence et de la délicatesse de notre
diplomatie française sous le règne de Nicolas 1-er ?
Bizarre ... Bizarre! J'ai dit Bizarre?
(lien)
Discours.html
L'intégral du discours sur le site de l'Élysée
link
On peut y constater que les propos courtois du début n'enlèvent rien au caractère grossièrement paternaliste de la fin.
Par Yaqzan
-
Publié dans : Humeurs
-
0
-
Recommander
Jeudi 10 septembre 2009
4
10
/09
/2009
20:59
Et si c'était vrai ?
Je donnerais ma main à couper que certains de ces vénérables imams qui s'illustrent par leur grande sagesse populaire ici et là et particulièrement dans les
mosquées d'Égypte, ont eu l'idée d'affirmer, à l'appui de leur doctrine, que le niqab, ou voile intégral, est pour les femmes la meilleure protection possible contre la contamination par le virus
de la grippe-A. D'aucuns auront peut-être précisé que le niqab est pus efficace que la burqa, dont le masque est ajouré.
Il faut dire que ces imams et autres prédicateurs ne s'embarrassent pas d'arguments inutiles qui ne servent qu'à compliquer les choses. L'un d'entre, sans doute le
plus célèbre et le plus populaire des prédicateurs que l'Egypte ait connus, le défunt cheikh Muhammad Metwalli Shaaraoui (Dieu l'ai en sa Sainte Miséricorde) interpellé à propos du manque
cruel d'appareils de dialyse face au fléau de l'insuffisance rénale dont souffre ce pays, eut cette réflexion frappée au sceau de la pieuse évidence: "A quoi bon se préoccuper du manque
d'appareils de dialyse. Si quelqu'un meurt d'insuffisance rénale, c'est la volonté de Dieu". Cette réflexion jeta le trouble jusque parmi les béats admirateurs du cheikh.
A propos! Il parait que Ben Laden, souffrant d'insuffisance rénale, est soigné précisément à l'aide de la dialyse par son fidèle second, le médecin égyptien Ayman az-Zawahiry. Voudraient-ils, l'un et l'autre, défier la volonté du tout Puissant?
Il ne vous a sans doute pas échappé que le choix de l'expression "j'en donnerais ma main à couper" qui ouvre cet article, n'est pas tout à fait innocent. Il est
vrai que dans ma prime jeunesse, j'ai parfois chipé quelques pommes dans le verger de la voisine. Si je me trompe qu'on me coupe donc la main; je l'aurai ainsi doublement mérité.
Par Yaqzan
-
Publié dans : Humeurs
-
0
-
Recommander
Vendredi 15 mai 2009
5
15
/05
/2009
21:32
Du fil à couper le beurre
sur le plateau d'Yves Calvi Jean d'Ormesson nous a gratifiés il y a quelques jours d'envolées verbales culminant bien au dessus du firmament de la coupole de
l'Institut. On en est restés baba!
"L'hyerpactivité c'est mieux que l'inactivité. L'ouverture c'est mieux que la fermeture. Changer de discours c'est mieux que de dire toujours la même
chose", nous a-t-il asséné, doctoral, à propos du bilan critiqué des deux ans de Sarkozy à l'Elysée.
"Il est vrai que notre chouchou des plateaux télévisés est un sarkozyste viscéral et , à sa décharge on doit admettre que les viscères ne sont pas l'endroit le
mieux approprié à l'exercice intellectuel du raisonnement et de la critique. Cela est tellement évident que notre académicien en a perdu le sens de la réalité en reprochant au livre de François
Bayrou "Abus de Pouvoir" de n'être qu'un catalogue de critiques dépourvu de programme politique. Il ne faut pas avoir inventé l'eau chaude pour comprendre que présenter un programme n'était pas
le propos de cet ouvrage. Sollicité sur un autre sujet qui a fait désordre, notre bel immortel a tout de même -mais comme à regret- reconnu que Sarko avait eu tort de dire que les curés valent
mieux que nos "instits" républicains pour éduquer nos chères têtes blondes. Il aurait été un peu gros de ne pas le reconnaître.
Un autre sarkozyste, chouchou lui aussi des plateaux et qui ressemble quelque peu physiquement à notre bel académicien chenu, Philippe tesson, est plus astucieux. Il porte ses lunettes sur
le front. C'est sans doute pour voir plus clair dans ses pensées. A mon avis il devrait changer d'opticien.
Moi je ne suis pas un sarkozyste viscéral. Ça va bien au delà ! Moi, pour tout vous dire, Sarko je l'ai dans la peau ! J'en suis marteau ! C'est épidermique. Chaque
fois que j'entends son nom ou que je le vois à la télé, j'ai des poussées d'urticaire au point que je dépense un argent fou en crème de chez la Roche Posay et autres Eaux d'Avène. J'ai pensé
porter plainte pour dommage corporel mais j'ai renoncé. L'immunité présidentielle forcément !
Mais, voyez-vous! même si ça me gratte ça ne m'empêche pas de penser et de juger surtout lorsque les faits sont tellement évidents qu'il n'exigent pas de longues
réflexions. C'est le cas des décisions que l'Elyséen prend en dehors de toute légitimité, là où De Gaulle aurait sollicité l'avis du peuple par référendum en mettant en jeu son mandat
présidentiel. Je ne citerai que celle de faire rentrer la France dans le Haut-commandement intégré de l'OTAN et celle d'envoyer des troupes supplémentaires dans les zones de combat
d'Afghanistan. (lien)
SARKOZY-OTAN: MÉPRIS DES FRANÇAIS
A propos de bilan. Mais où est donc passée l'Union pour la Méditerranée, à l'Orient de laquelle se passent de si tristes
choses? Autant en emporte le vent ou "la fin des haricots" comme disait maître Pierre Dac. (lien
) ILLUSIONNISME POLITIQUE
Par Yaqzan
-
Publié dans : Humeurs
-
0
-
Recommander
Vendredi 10 avril 2009
5
10
/04
/2009
17:17
Ecoeurant ! C'est ainsi que, dans les rangs de l'UMP certains qualifient l'attitude de Ségolène Royale , demandant au nom de la France, à
Dakar, le pardon des Africains pour le mépris affiché à leur égard dans le fameux discours prononcé par Sarkozy dans cette même ville en juillet 2007 .
C'était seulement une maladresse, on dit les fidèles serviteurs de l'Elyséen -ce qui entre nous soit dit, n'est pas vraiment un compliment-. Ou encore: ce
discours ce n'est pas lui qui l'a écrit mais Guaino! Ah bon? Autrement dit, Sarko serait de la famille des psittacidés. Dites le franchement !
Il est vrai que notre homme marche à l'inspiration, y compris l'inspiration divine qui lui est tombée sur la tête à Saint-Jean de Latran comme le Saint-Esprit sur
celle des apôtres, lorsqu'il proclama que les prêtres étaient mieux qualifiés que les instit's républicains pour éduquer nos enfants.
Mais est-ce encore le génial Guaino ou bien le Saint-Esprit qui inspira Sarkozy en Septembre 2006 lorsqu'il présenta ses excuses à G-W Bush pour l'opposition
de la France à l'équipée irakienne du cow-boy Texan, taxant sans sourcilller d'"arrogance" l'attitude visionnaire de son propre pays et de "grandiloquence" le discours inoubliable prononcé par
Dominique de Villepin à l'ONU.
Il est vrai que par mesure de compensation il a envoyé nos paras au casse-pipe en Afghanistan au delà du cadre initialement prévu au plan international. Et ça n'est
pas fini.
"En avant ... Marx"
Montage et animation sur une
caricature de "Charlie Hebdo"
Aujourd'hui ce n'est pas le Saint-Esprit qui lui est tombé sur la tête, mais la crise. Juché, tel le Chevalier Blanc sur son cheval à bascule, il part à l'assaut
des banquiers cupides et des gros patrons parachutistes pour leur infliger la fessée cul-nu afin de leur apprendre à redonner des joues roses d'innocence enfantine au vilain capitalisme.
Miracle! l'apôtre du néolibéralisme est atteint de prurit au ventricule gauche. Pour un peu il s'inscrirait au Parti communiste pour faire la bise à Marie-George.
Par Yaqzan
-
Publié dans : Humeurs
-
0
-
Recommander
Samedi 24 janvier 2009
6
24
/01
/2009
15:44
Fabliau en forme d'aspirine
Voici la fort triste histoire d'un petit entrepreneur sans plus un sou en poche mais la tête pleine de projets prometteurs de futurs profits.
Mais voilà qu'apparut la crise financière. Le petit entrepreneur, entreprit (comme son nom l'indique) de faire le tour des banques pour obtenir le tant désiré prêt qui lui permettrait de mener à
bien ses projets.
Il vit donc un banquier, puis un deuxième, puis un troisième et ainsi de suite, banquier après banquier sans obtenir le moindre succès. Choux blanc, visage fermé et tiroir caisse itou.
Le banquier et capitaine d'industrie Mirès
(1809-1871) de Nadar dans le "Crapouillot"
Mais le Grand Sarkamoushi ayant appelé les banquiers a faire preuve de civisme et de générosité patriotique, le petit entrepreneur finit par trouver un financier qui, à
contre-coeur il faut bien le dire, s'efforça de se montrer un peu compréhensif.
Mon cher ami! dit le banquier au petit entrepreneur, vous savez bien qu'on ne prête qu'aux riches et d'ailleurs nous ne prêtons que ce que nous avons nous-mêmes emprunté, vous voyez le topo? Or
vous êtes sans le sou et moi je ne suis pas l'Abbé Pierre.
Mais rassurez-vous! puisque le Grand Sarkamoushi le veut, je vais consentir un petit geste car en plus vous m'êtes très sympathique bien que vous ne fréquentiez pas mon club de
golf.
Alors voilà, vous savez qu'on n'a rien sans rien. Vous allez devoir vous soumettre à un petit test. Concentrez-vous, regardez-moi droit et attentivement dans les yeux. L'un des deux est en verre
mais grâce à mes sous j'ai obtenu le "top du top". Si vous devinez lequel des deux est en verre je vous accorde le prêt. Sinon "Peau d'balle et balai d'crin".
Le petit entrepreneur fixa le banquier dans les yeux et dit sans hésiter une seconde: Votre oeil de verre c'est celui de gauche! Ah ça alors! fit le banquier. Comment avez-vous trouvé
comme ça d'un seul coup sans hésiter, malgré l'enjeu?
C'est simple répondit le petit entrepreneur, c'est le seul qui ait une lueur d'humanité.
Comme quoi faut jamais désespérer et chantons tous en choeur: "Le monde avait un jambe de bois et de l'autre il boitait bas....." Mais ça ira, ça ira, ça ira! On sait pas où, mais on ira"!
Par Yaqzan
-
Publié dans : Humeurs
0
-
Recommander
Vendredi 19 décembre 2008
5
19
/12
/2008
13:24
Fin de l'An 8 du XXI-ème siècle, fêtons Noël puis le premier jour de l'An 9. Les villes s'enguirlandent de lumières, les sapins foisonnent, les truffes de chocolats s'habillent de papier
doré, la chasse aux cadeaux est en marche. Il n'y a rien de plus naturel, même si Noël, pour la plupart d'entre nous, a perdu son caractère spirituel tout comme ses racines païennes.
Noël, religieux ou non, permet de faire plaisir aux enfants, et le jour de l'An , fête nationale civile, de réunir famille et amis autour de la table de fête.
Personnellement, ma lointaine enfance passée et mon proche entourage religieux évanoui, je n'ai jamais vraiment goûté ces festivités post-sacrées et aujourd'hui plus particulièrement j'en
découvre le caractère amèrement dérisoire.
L'an 9 du XXI-ème siècle va inéluctablement déboucher sur une catastrophe sociale et économique aux conséquences humaines sans précédent pour les gens d'aujourd'hui. Je veux bien sûr parler
des conséquences attendues de la crise financière dont les états ont bien tardivement pris conscience après avoir laissé pendant près de vingt ans la bride sur le cou au capitalisme financier
spéculatif dans sa course effrénée. Tout aussi dérisoires sont les mesures annoncées par les états. Dérisoires parce que trop tardives et surtout insuffisantes, palliatif de court terme, traitement
symptomatique, simple cachet d'aspirine face à un rouleau compresseur qui va écraser la société et provoquer sans aucun doute de violents troubles sociaux avec l'explosion du chômage et une chute
brutale des revenus des familles déjà sérieusement affligées.
Et alors que la catastrophe s'annonce au point que les responsables politiques ne dissimulent même plus leur inquiétude -ce qui est fort exceptionnel- on nous parle à longueur de
semaine et on débat à l'Assemblée du problème du travail du dimanche, de la suppression de la publicité à la Télévision, de la nomination du Président de l'audiovisuel public. Le dérisoire franchit
ici la barrière de l'impudique.
Mais le dérisoire prend une dimension gigantesque quand on considère que tous les malheurs que je viens d'évoquer ne sont rien comparés au cataclysme qui menace l'humanité. La mondialisation n'est
pas un vain mot car si des mesures sont nécessaires pour sauver ce qui peut encore l'être, c'est à l'échelle du monde qu'il faut les prendre et non plus à celle des états. L'idéal serait évidemment
une "gouvernance" mondiale mais dans les court et moyen terme cela reste du domaine de l'utopie au vu de l'exacerbation ou de la simple persistance des sentiments nationalistes
jaloux.
Selon les prévisions de l'ONU, la population mondiale actuellement de 6,4 milliards d'individus va s'accroître de plus de trois milliards au cours des 70 prochaines années. Pour le plus long terme
ce n'est qu'incertitude. Mais en tout état de cause cette croissance se fait déjà sentir depuis des années et va s'amplifier. Or, cette amplification survient dans un contexte de disparités
sociales considérables aux effets psychologiques exacerbés par la facilité et la rapidité de la transmission de l'information à travers les continents.
L'une des conséquences premières sera un mouvement migratoire intercontinental incontrôlable et irrépressible comme l'humanité en a connu tout au long de son histoire. Il est totalement illusoire
de penser endiguer de tels mouvements de populations par des barrières policières ou même matérielles (le mur dressé entre les USA et le Mexique par exemple).
Il sera, dans ce schéma, tout aussi illusoire de s'imaginer que les nations pourront sauvegarder intactes leurs identités et valeurs culturelles essentielles. Le brassage est inéluctable et
s'accompagnera forcément de tensions intercommunautaires avant d'aboutir à un hypothétique métissage pacifique. On le constate déjà chez-nous en France et presque partout ailleurs.
Par le passé, les crises économiques ont été réglées par des guerres meurtrières, aussitôt suivies de périodes de prospérité (Les "Trente Glorieuses" de l'après-1945) et la croissance de la
population mondiale auto-régulée par de gigantesques épidémies ou massacres.
Malheureusement, ce qui un jour s'est produit peut se reproduire un autre jour. Les Américains ont construit l'arme nucléaire pour s'en servir à Hiroshima et Nagasaki et l'ont ensuite développé
pour ne plus s'en servir et la convertir en moyen de dissuasion.
Aujourd'hui, divers pays disposent de l'arme nucléaire dont l'utilisation éventuelle est décidée en dernier ressort par le chef de l'état. Nous connaissons les chefs d'état de ces pays mais nous ne
connaissons pas ceux qui seront appelés un jour ou l'autre à leur succéder. Dans nos pays occidentaux où le rationnel l'emporte sur le sacré la question ne se pose pas aujourd'hui et l'option de la
dissuasion y reste en vigueur. Mais il est des pays disposant ou en passe de disposer de l'arme suprême où le sacré l'emporte sur le rationnel et, plus grave encore, où des mouvements doctrinaires
radicaux vivent dans le temps eschatologique et n'ont de ce fait aucune crainte de l'apocalypse pas plus qu'ils n'en ont de la mort, comme le démontre l'usage des bombes humaines. Or, de tels
mouvements peuvent un jour accéder au pouvoir. Ne pas imaginer le pire relève de l'aveuglement.
Pessimiste ou simplement lucide, je souhaite cependant à tous de bonnes fêtes. Profitons du temps qui passe de la meilleure façon possible. Continuons d'alimenter nos blogs avec des
questions de société, des récits historiques ou humoristiques, des images d'ici et d'ailleurs, même si dans le sinistre tableau que je viens de dresser, cela peut également paraître
dérisoire.
Par Yaqzan
-
Publié dans : Humeurs
-
1
-
Recommander
Lundi 1 décembre 2008
1
01
/12
/2008
12:51
Skreugneugneu!
Nous avions l'agité des clavicules et cervicales réunies. Ça ne suffisait pas. Voilà que nous avons maintenant l'agité du bocal d'élixir jacobin du frère Gaucho,
grand pourfendeur de Dalais-Lamas et autres calotins de tous les continents. Comme on est sans-culottes, on va leur montrer qu'on en a plus sous la carmagnole (1) que les zouaves pontificaux dans l'falzar! Réincarnation du Petit Père Combes. C'est moi qui vous l'dis.
Les curés de campagne, s'il en reste encore, n'ont qu'à bien planquer leur vin de messe et les bouseux défenseurs des langues et parlers régionaux tourner
sept fois la langue dans leur bouche avant de dire "pécaire" , "fouchtra" ou "Ken-Avo"! Ah ça ira, ça ira, ça ira!
Après le Carnaval de la Rose on va encore bien s'marrer.
1) Chemise courte d'origine italienne portée par le peuple en 1789 (source Ol.Tosseri 'Historia")
Par Yaqzan
-
Publié dans : Humeurs
-
0
-
Recommander
Samedi 22 novembre 2008
6
22
/11
/2008
13:55
Ça sent pas la rose
Une solution ... Le désodorisant "Royal"
N'oubliez pas d'actionner la chasse d'eau svp
PS: Pendant ce temps ......
SARKORY
Nota: J'aurais pu me lancer dans un discours sur le manque de scrupules de ceux qui figurent dans mon tître, leur comportement anti-démocratique, l'immoralité de leur alliance combinarde et
leur corruption des moeurs démocratiques. J'ai préféré toucher le sens olfactif pour faire plus court et plus explicite.
Par Yaqzan
-
Publié dans : Humeurs
-
0
-
Recommander