Au hasard des escaliers
Je m'y suis promené sans noter les adresses de ces lieux. A vous de les découvrir à pied pour les identifier. Ça fait du bien au coeur comme aux jambes et ravit les yeux. Vous y trouverez, je vous le confie toutefois, au croisement des rues du Mont-Cenis et Marcadet, une très vieille dame (près de 600 printemps) qui, malgré son grand âge, est aujourd'hui fort large d'esprit. Je ne vous en dirai pas la raison. C'est votre affaire. Toutefois je ne pense pas que s'y vous vous aventurez Place du Tertre vous y rencontrerez les deux élégantes vieilles dames atablées à la terrasse d'un café. Elles seront reparties vers leur Russie natale. Mais vous trouverez sans doute, plus bas, la statue du Saint évêque Denis tenant sa tête coupée entre ses mains. Il était venu, descendant du lieu de son supplice se rafraîchir à la fontaine qui coule encore dans le square Girardon. C'est du moins ce qu'affirme sa légende. Si vous descendez jusqu'au pied de la butte, côté Sud, vous constaterez que les rapins ont cédé la place au petits coquins. Mais, sur un autre ton, Dalida , fille adoptive de Montmartre, invite à l'amour dans le square des Abbesses, oeuvre signée "Rue Meurt d'Art" , nom derrière lequel se cache le peintre muraliste Jean-Marc Paumier, également auteur de notre chère Louise Michel, discréte derrière son rideau de verdure au square Carpeaux. A Montmartre, il y a des petits plaisantins, c'est connu. L'un d'entre eux a transformé la rue Burq en rue Euro. Sans doute à cause des soldes. Vous y trouverez aussi le plus petit et plus bas placé de nos escaliers (18 marches). Il jouxte le local que les volontaires de la garde nationale de Montmartre avaient choisi au début de la Commune pour s'exercer au tir. C'était au 14 de la rue des Grandes Carrières aujourd'hui appelée Eugène Carrière du nom du peintre mort en 1906.

(lien) LOUISE MICHEL IMMORTELLE
(Photos Yaqzan)
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