Politique

Jeudi 8 juillet 2010 4 08 /07 /2010 15:29


Un mauvaise thérapie pour un diagnostic parfait


Christophe Barbier, dons son éditorial de l'Express du 7 juillet intitulé "La grande lessive", nous établit un diagnostic on ne peut plus clair et précis de l'état actuel du pouvoir et ne lésine pas sur la nature des maux qui ronge le malade. Un florilège que je me plais à reproduire ici: "pagaille", "désordre", "déliquescence" de l'exécutif, "système à bout de souffle", "crise de régime", "zizanie", "paranoïa", "combinazioni".

Pour soigner le malade, le dr. Barbier prescrit un traitement à ses yeux radical: "C'est tout le gouvernement qu'il faut changer à commencer par François Fillon". Voilà  la lessive qu'il propose et pour laquelle, "en politique, dit-il, le prélavage vaut l'essorage".

Arrêt du lave-linge avant essorage

C'est là que le bât blesse à mon avis. Si le prélavage doit dispenser de l'essorage, cela signifie qu'on veut arrêter le lave-linge avant la fin de son programme. Il apparaît clairement que Christophe Barbier veut ménager Nicolas Sarkozy, considérant qu'il "peut reprendre la main par un coup d'éclat" qui consisterait à constituer un gouvernement "ramassé" composé d'hommes et femmes d'état et en finir avec les "figurants de l'ouverture et les majorettes people" (merci pour eux et pour elles).

La tête et le poisson

Je rappellerai au dr. Barbier que c'est par la tête que le poisson commence à pourrir. Se dispenser d'essorage c'est vouloir sauver la tête et par conséquent vouer notre poisson de pays au pourrissement total. J'ai tout de même un doute, en sa qualité de directeur de la Rédaction de l'hebdomadaire, Ch. Barbier s'impose forcément une certaine retenue. Peut-être a-t-il pressenti sinon souhaité que le lecteur, comme moi, tirerait la conclusion qu'impose un essorage parfait.

Une excellente cote de popularité pour Sarkozy

ce même numéro de "l'Express" publie un sondage BVA dont il ressort que celui que l'on persiste à appeler chef de l'état jouit d'une popularité de 33 % contre 64 % de mécontents. Replacé dans le contexte délétère actuel, ce pourcentage me parait plutôt flatteur et si l'on excepte les profiteurs du régime, je ne vois pas très bien qui peut être satisfait de ce Sarkozyland nourri aux mamelles de la haute finance insolente, du copinage et du tripatouillage politico-médiatique, ce que m. Barbier appelle "combinazioni".

Par Yaqzan - Publié dans : Politique - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Jeudi 24 juin 2010 4 24 /06 /2010 01:23

 

Un argument contestable


Les adversaires  de m. Dominique de Villepin, de même que la plupart des commentateurs politiques, y compris ceux qui ne lui sont pas a priori hostiles , avancent l'argument de "légitimité électorale" pour contester le bien fondé de ses prétentions à la succession de Sarkozy.

Cette objection serait totalement absurde si elle ne traduisait pas l'idée reçue et fermement ancrée dans la "classe politique" (quelle vilaine expression!) selon laquelle quiconque n'ayant pas passé l'épreuve du suffrage universel serait un intrus dans ce que les professionnels, caciques et autres barons de la politique considèrent comme leur pré-carré.  Ces derniers, de quelque bord qu'ils soient, feraient bien de s'interroger sur leur propre légitimité car celle-ci ne repose pas seulement sur la sanction électorale mais aussi et surtout sur  le respect des engagements qu'ils ont pris devant leurs électeurs. Et là, aujourd'hui plus que jamais, ces électeurs ont bien des raisons de s'interroger, eux qui ont donné un blanc seing à leur député sans réel pouvoir de contrôle a posteriori. La légitimité en effet n'est pas seulement fondée sur le droit mais aussi sur l'éthique.

Dans ces conditions, sachant combien est grand le désamour des Français à l'égard de la classe (encore ce vilain mot) politique, le fait que de Villepin n'ait jamais été un élu joue peut être au contraire en sa faveur. Cela expliquerait les témoignages de sympathie qu'il a recueillis récemment dans ses visites en banlieue et dans les campagnes.

Pour ma part, ancien gaulliste de gauche,  je serais ravi que m de Villepin terrasse Sarkozy s'il arrive qu'il soit le mieux placé pour le faire.  C'est pour moi l'objectif essentiel pour la sauvegarde de nos valeurs et de notre indépendance nationales.

Par Yaqzan - Publié dans : Politique - Communauté : cercle des libres penseurs
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Samedi 19 juin 2010 6 19 /06 /2010 17:13

Comment s'en libérer


À peine élu le président de notre République pense à sa ré-élection.  Du même coup, les partis, selon qu'ils sont de l'opposition ou de la majorité,  ne pensent plus qu'aux perspectives de le mettre en échec  ou de le conduire à un nouveau succès.

Cette obsession pèse comme une lourde hypothèque sur l'action politique des uns et des autres, les détournant des vrais débats qu'impose la réalité du pays.

Des débats stériles

Depuis des mois les médias nous imposent quotidiennement des supputations sur les chances de tel ou tel autre à briguer la présidence. Il faut avoir perdu tout sens commun pour ne pas se rendre à l'évidence que ces débats sont absolument stériles.

Le débat nécessaire

Si débat il doit y avoir, ce n'est pas sur l'identité d'éventuels candidats proposés par les partis mais bien sur la meilleure image, le portrait idéal de la personne  qu'on voudrait voir hissée au sommet de l'état. Il faudrait aussi s'interroger sur la durée du mandat présidentiel. Le quinquennat a instauré par sa courte durée une sorte de jeu de la chaise musicale, qui, les ambitions des uns et des autres s'exacerbant, ne laisse plus de place à l'action ni aux débats de fond.


Un président de tous les Français
 
À la tête de la Nation nous n'avons nullement besoin d'un technocrate issu de tel ou tel parti. Nous avons besoin d'une personnalité, homme ou femme, choisie en dehors des appareils partisans, qui transcende tous les clivages politiques, un homme ou une femme sans aucune attache avec les puissances d'argent,  humaniste, cultivé, ouvert aux cultures du monde, qui ait une vision claire de la situation et des enjeux mondiaux,  qui soit avant toute chose attaché à nos valeurs que nous croyons universelles, un intransigeant défenseur de notre indépendance nationale en matière de politique étrangère et garant de la justice sociale à l'intérieur.

Entre  grandeur et indécence

Vous me direz: Mais c'est Charles  De Gaulle que vous nous décrivez là! Je vous répondrai: Oui, bien sur, mais le Grand homme n'est plus. Ce que je vous décris c'est l'exact opposé de Sarkozy, ami des puissances d'argent qui s'attache diligemment à détruire  l'héritage gaullien tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de notre pays et qui, s'il avait été alors aux affaires, aurait,  je n'en doute pas une seconde, entraîné notre pays dans l'aventure irakienne de son ami George W. Bush, auprès duquel il a eu le front de venir demander pardon à genou de "l'arrogance de la France" et qui, aujourd'hui à eu l'indécence de se rendre à Londres pour la célébration du 70e anniversaire de l'Appel du 18 juin.

Recherche de l'alternative

L'homme répondant aux critères moraux que j'ai exposé plus haut devrait être placé à la tête de l'Etat pour une durée indéterminée tant qu'il aurait l'assentiment de la nation. Ce serait un arbitre du débat politique intérieur et l'initiateur en matière de défense et de relations extérieures. Le rôle des partis serait celui de concourir par le suffrage universel à la constitution du Parlement et à la formation du gouvernement.

Une monarchie élective? Non pas vraiment, mais une révolution

Vous me direz: Mais c'est une monarchie élective que vous nous décrivez là! Je vous répondrai: Il est vrai que j'ai un moment rêvé d'une "Monarchie de Juillet" d'initiative citoyenne qui aurait réussi au lieu de tomber dans les rets de la grande Bourgeoisie. Mais dans mon esprit, il n'est naturellement pas question de rechercher un sauveur dans les rangs de l'aristocratie si ce n'est dans celle de la grandeur d'esprit. Et puis que diable! c'est d'une révolution que nous avons besoin; aussi faut-il faire preuve d'imagination et ne pas se laisser enfermer dans des schémas préétablis comme si ceux-ci étaient par nature incontestables parce que hérités du passé. Un passé parfois glorieux certes mais souvent lamentable, avouons-le.

Je serais aujourd'hui bien incapable de fournir la recette de la mise en place d'une alternative de ce type. Il faudrait peut-être que la recherche parte d'une initiative populaire suscitée par les forces vives de notre nation, les réseaux associatifs sans exclure des personnalités de divers bords politiques mais  indépendants d'esprit et libres de pensée.

Par Yaqzan - Publié dans : Politique - Communauté : cercle des libres penseurs
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Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /2010 12:18


Coup de sang?

Après l'épisode de la flottille pour Gaza, Bernard-Henri Levy a commis un long texte ("Libération" du 08/06) dans lequel il prend la défense d'Israël contre tous ceux qui selon lui manipulent l'opinion au détriment de l'Etat hébreu. Dans ce texte dont le ton passionnel frise la paranoïa, notre philosophe multimédia égraine une suite d'invectives, de semi-vérités, de procès d'intention, d'affirmations accusatrices péremptoires et récuse tout de go  l'honnêteté des membres de la Commission des Droits de l'Homme de l'ONU, qui se feraient les complices du mouvement "islamo-fasciste" qu'est selon lui le Hamas. Et tout cela au motif que cette commission compte dans ses rangs des Pakistanais, des Cubains et des Iraniens.

Ce texte traduit semble-t-il la rage de BHL devant le renversement progressif  de l'opinion naguère quasi-inconditionnellement favorable à l'Etat hébreu mais aujourd'hui déçue par la brutalité de celui-ci. Mais il se caractérise surtout par son silence assourdissant à propos des bombardements massifs perpétrés par l'armée israélienne sur la population civile palestinienne de Gaza, bombardements aveugles  qui ont atteint le sommet de l'horreur avec l'opération "plomb durci" de la fin décembre 2008. 

Mémoire courte ou faux-fuyant?

 BHL a la mémoire courte.  Gaza, est aujourd'hui le bastion du Hamas, présenté comme le pire ennemi d'Israël alors qu'il  est le meilleur allié des "faucons" qui dirigent aujourd'hui cet état. Ne leur sert-il pas d'alibi pour la poursuite de leur politique expansionniste? Pourquoi ne pas rappeler qu'Israël ou plutôt ses dirigeants, ont favorisé la montée en puissance de ce mouvement pour mettre sur la touche une autorité Palestinienne prête à des négociations de paix. N'était-ce pas là un bon moyen de se dérober. Ce qui est en cause c'est précisément la recherche d'une paix juste pour tous. Le reste, comme cette rocambolesque aventure maritime, n'est qu'anecdotique mais il sert à BHL d'écran de fumée pour mieux éviter d'entrer dans le vif du sujet, à savoir le droit des Palestiniens à un état dont seule l'existence donnera à celle d'Israël sa légitimité. Or il semble qu'à Tel-Aviv on préfère exister par la force du fait accompli plutôt que par la force du Droit.

La solution appartient d'abord aux Israéliens

Il est clair qu'Israël ne peut tenir sa légitimité que de l'existence à son côté d'un état palestinien.  De cette coexistence mutuellement acceptée dépendra son insertion dans la région où il s'est établi et où il n'est aujourd'hui qu'un corps étranger. Je suis intimement convaincu que, le premier pas franchi, la quasi totalité des états de la région, qui ne peuvent accepter le "fait accompli israélien" , accepteront avec réalisme le "fait israélien"  dans son respect de l'ordre international. C'est de cette démarche que dépend la survie d'Israël car rien n'est plus hasardeux pour cet état que la recherche d'une légitimité fondée sur un fait accompli qu'on prétendrait établir dans la longue durée pour qu'il finisse par s'imposer  à l'ordre international alors que les rapports de forces économiques et stratégiques mondiaux sont en voie de mutation. En un mot, l'attitude du gouvernement  israélien est aujourd'hui suicidaire. A cet égard, il faut saluer ceux qui, en Israël, sont conscients de cette réalité et manifestent pour la paix, tant il est vrai que la solution appartient d'abord aux Israéliens.

Après avoir lu la charge pro-israélienne de Bernard-Henri levy, il est rafraîchissant de lire la lettre lumineuse et courageuse de Régis Debray à son "ami israélien" et la réponse lucide de celui-ci, Elie Barnavi, autre philosophe au vrai sens du terme.

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Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /2010 22:38

 

Ce que parler veut dire

Le président  "condamne l'usage disproportionné de la force...",  affirme un communiqué de l'Élysée à propos de l'assaut donné par les commandos israéliens contre la flottille humanitaire qui faisait route vers la bande de Gaza. Autrement dit, Sarkozy ne condamne pas l'usage de la force en tant que tel dans cette affaire mais son caractère "disproportionné" . Il estime donc que les Israéliens étaient en droit d'utiliser  la force, avalisant du même coup et sans s'interroger plus avant
sur la réalité des faits, la thèse israélienne selon laquelle cette flottille constituait une menace militaire.

Derechef, les membres du lobby israélien de l'UMP qui gravitent autour de Sarkozy ont épousé cette même thèse.

Autrement dit, Les responsables israéliens auraient tort de se priver de casser du Palestinien. Ce n'est pas Paris qui prendra l'initiative de faire mettre en oeuvre les mesures propres à imposer à Tel-Aviv le respect de la légalité internationale qu'il viole sans coup férir depuis des décennies.


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Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /2010 21:19

L'inacceptable

S'opposer à une interdiction totale du port de la burqa pour l'autoriser dans l'espace public, à savoir la rue, équivaut à légitimer l'idéologie qui se cache derrière ce voile, idéologie qui n'a pas sa place dans notre pays. Je m'adresse ici notamment aux dirigeants socialistes qui une fois encore cèdent à leur angélisme, sympathique au demeurant mais fort inconséquent.

Cela dit, pourquoi élaborer une loi au nom de nos valeurs au risque qu'elle soit invalidée au nom d'autres valeurs tout aussi légitimes. Un décret pris au nom de l'ordre public aurait suffit. Les mobiles pour le faire ne manquent pas.

Une question de sécurité nationale

Ce qui est en cause, ce n'est pas seulement le respect de nos valeurs humanistes et l'ordre public, mais aussi notre sécurité nationale. Car voyons ce dont le port du voile intégral est le symbole. Il s'agit de l'intégrisme islamique sous sa forme la plus radicale. Or l'intégrisme islamique, comme j'ai tenté de le démontrer dans un précédent article (lien), est incompatible avec nos institutions fondées sur le droit positif et l'exercice démocratique du pouvoir, qu'il rejette absolument. S'ils étaient logiques avec eux-mêmes, les intégristes musulmans suivraient le commandement que le jurisconsulte marocain Al-Wancharissi avait, au XVe siècle, fait aux musulmans d'Espagne tombés sous la domination chrétienne, et prendraient le chemin de l'exil vers des pays où s'applique la seule loi qu'ils acceptent, à savoir la Sharia. Or, ils ne le font pas. Essayons de comprendre la raison de cette attitude.

Pour l'intégriste musulman, le monde, selon une très ancienne tradition,  est divisé en deux parties, à savoir le territoire islamique (Dar al-Islam), dans lequel s'applique la Sharia, et le territoire de belligérance (Dar al-Harb) où le Musulman combat l'infidèle les armes à la main pour lui imposer sa loi.

De nos jours, si l'on excepte la guerre livrée les armes à la main par les Talibans et al-Qaeeda en Afghanistan ou au Pakistan, le combat des intégristes prend d'autres formes notamment le terrorisme mais plus généralement une action insidieuse qui oeuvre pour une  islamisation rampante de notre société. Pour ce faire, ces musulmans dévoyés utilisent la taqiyya, ce que les orientalistes nomment restriction mentale, à savoir la dissimulation et le double langage. Bien sûr, les adeptes de la burqa ne sont pas nécessairement favorables au terrorisme. La plupart d'entre eux ne sont que des croyants fervents. En revanche, ceux qui les endoctrinent et leur inculquent d'abord le dégoût puis peu à peu la haine de notre civilisation et de nos valeurs démocratiques sont éminemment dangereux. Ces gens-là ont le temps pour eux. Ils ne sont pas pressés, ils agissent  à long terme. Ils vivent en quelque sorte dans l'espace temporel eschatologique.

Une bombe à retardement

Dès lors qu'ils ont choisi de vivre parmi nous, ces intégristes, radicaux ou non, s'accommodent de nos législations pour tout ce qui touche le domaine administratif mais appliquent leur propre loi dans les espaces communautaires marginaux qui se constituent ici et là, notamment dans nos banlieues déshéritées à l'abandon, où la misère sociale constitue un terreau propice à leur prosélytisme. Il y a là une  bombe à retardement d'autant plus menaçante que le crise économique majeure qui frappe à notre porte va encore aggraver la marginalisation sociale des défavorisés et notamment des jeunes, privés d'un idéal et auxquels les propagandistes islamistes offriront celui d'un Islam dévoyé ferment de violence. Il y a là des kamikazes en puissance.

Et pendant ce temps l'un des plus fameux adeptes de la taqiya , m. Tarek Ramadan, surfe sur la vague de la burqa dont il dit ne pas approuver l'usage pour mieux faire admettre , sous ce couvert de feinte modération, la banalisation du Hidjab ou du foulard alors que l'Islam n'impose en réalité aucune contrainte vestimentaire aux femmes. Et Il y a longtemps que j'ai mis au défi quiconque voudrait me contredire sur ce dernier point.

Une affaire de Musulmans


Pour conclure, je pense que concurremment avec la fermeté qui doit être opposée à l'expression visible et provocatrice de l'intégrisme islamique, la solution passe par la mobilisation mentale des Musulmans citoyens ou hôtes paisibles de notre pays, qui sont  dans leur immense majorité hostiles à cet extrémisme qui les menace tout autant sinon plus qu'il ne menace le reste des citoyens. Les Imams qui vivent avec leur temps et les intellectuels musulmans éclairés doivent faire entendre publiquement leur voix car l'islam est avant tout une affaire de Musulmans. Fort malheureusement, ces intellectuels éclairés ne s'expriment que dans des livres qui ne touchent qu'un maigre public.

 

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Par Yaqzan - Publié dans : Politique - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /2010 19:55
 ET PUIS FILLON
                     
 .....       
       Au hasard des lectures


"(...) Il y a toujours danger à laisser s'accumuler, invisibles et tues, les frustrations. Il ne suffit pas de faire les questions et les réponses et d'avoir tous les pouvoirs, de contrôler le législatif, de cannibaliser l'exécutif, de mettre au pas le judiciaire et de tenter de domestiquer les médias. C'est préparer la rudesse de nouvelles alternances et lancer plus loin le balancier.
"Une politique moderne et ouverte sur la nation, s'efforce de construire les alternatives et une ouverture pérenne, qui n'est faite ni de débauchages ni de faux débats (...)"

Signé Dominique de Villepin  dans un article intitulé "10 mai 1981 l'Histoire rentre par la fenêtre" (L'Express 24 décembre 2009)



Qu'en de jolis termes ces choses-là sont dites!  A quand l'estocade?




"Philippe Séguin incarne une certaine idée de la Politique, faite d’intégrité et de vision.
Indifférent aux modes, étranger aux familiarités et aux paillettes qui abaissent le crédit des hommes publics, il opposait à la société du spectacle la Culture et le sens de l’Histoire.
"La République fut le fil de sa vie.
Contre les féodalités, il exigeait l’Etat, dont l’autorité est fondée sur la rigueur de sa gestion.
Contre les inégalités sociales et les communautarismes, il en appelait à l’Ecole des hussards.
Contre le sectarisme, la laïcité.
Contre le cynisme économique, le gaullisme social qui allie les forces de la liberté et celles de la solidarité."

François Fillon dans son hommage à Philippe Séguin


C'est dans les moments de grandes émotion que se révèle le fond de la pensée au mépris des contraintes.


Du cri du coeur aux oreilles qui sifflent






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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /2009 18:07
Permanences

"La trahison, comme on l'a cent fois remarqué, consiste à tirer vers la droite après avoir juré de rester plus ou moins à gauche; chacun sait qu'il y a une droite et une gauche en tous les points de l'hémicycle, et vous n'entendrez jamais dire qu'un député  ait glissé à gauche malgré les promesses faites aux électeurs. Ce phénomène d'attraction de répulsion, ou d'ionisation, comme on voudra dire, mérite d'être étudié avec attention; le jeu politique revient tout à ces mouvements insensibles qui déplacent lentement mais sûrement les représentants du peuple vers les ennemis du peuple.

"Ennemis du peuple? J'appelle ainsi ceux qui pensent que la Révolution fut une folie, que le peuple ne connaît nullement son bien, qu'il faut le ramener à l'obéissance et le conduire à ses destinées d'après les lumières supérieures (...) qui sont invisibles à vous et à moi, au commerçant , au paysan, à l'ouvrier. à tous les petits" (Alain juillet 1931 "Propos sur les pouvoirs")

Tiens tiens tiens °°°°°°°°

Alain
Émile Chartier, dit Alain
      (1868-1951)
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Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /2009 02:58
une  droite républicaine fourvoyée ?

Voilà plus de deux ans que je m'interroge  sur la raison pour laquelle  des hommes de droite, démocrates sincères et républicains authentiques, acceptent de se faire les complices sinon actifs du moins passifs du sarkozysme, idéologie fondée sur le rejet de l'héritage des "Lumières" et de notre passé révolutionnaire au service du peuple.

Comment peuvent-ils cautionner par leur présence une entreprise déshumanisante qui mesure la réussite individuelle à l'aune de la richesse, considère les inégalités comme un moteur de croissance et tend à gérer la société à la manière d'une multinationale, une sorte de "Super France-Télécom" hexagonale soumise à la férule de la performance individuelle et où les plus faibles n'ont d'autre recours que celui du suicide. Ce serait faire injure à leur intelligence que de croire qu'il s'agit d'un fourvoiement mais également je me refuse à croire que c'est une adhésion. Il leur faudra bien choisir un jour pour sauver leur honneur républicain.

Etat de légitime défense

Je ne suis pas seul à m'interroger. Dans un ouvrage intitulé "Le Sarkozysme sans Sarkozy" (Grasset), le juge Serge Portelli, vice-président au tribunal de Paris, dresse un constat implacable de l'idéologie "inégalitaire, matérialiste, liberticide et anti-humaniste" qui domine au sommet de l'État (1). Et, dans une interview récente au "Nouvel Observateur", il en appelle à la droite républicaine et démocrate authentique.

Serge Portelli explique pourquoi il a décidé de sortir de sa réserve: "Je considère mon devoir d'information comme un principe supérieur à mon devoir de réserve. Si j'ai décidé de prendre la parole, c'est que je m'estime quasiment en état de légitime défense et nous sommes de plus en plus nombreux à le penser. Il y a heureusement encore en France une part de la droite qui est authentiquement républicaine. C'est avec elle qu'il faut s'unir pour que les germes en place ne débouchent pas, l'occasion venue, sur une véritable catastrophe démocratique".

Ecoutera-t-on le juge Portelli ?

Il y a urgence. Voilà en effet plus de deux ans et demi que le sarkozysme au service d'un projet attentatoire aux libertés, aux droits de l'Homme, à l'égalité et à la justice sociale, sape assidûment les bases de notre société fondée sur les valeurs de l'humanisme et s'emploie  jour après jour à la mise en place d'un état policier.
 
Outre cela, celui qui se prétend président de tous les Français,  se conduit comme un chef de clan et tient à l'égard de l'opposition parlementaire, démocratiquement élue par des citoyens français, des propos qui relèvent du mépris tout autant que de la farce grossière. L'ensemble  jette le discrédit sur notre pays au-delà de ses frontières. La lecture des commentaires de la presse étrangère est à cet égard édifiante.

La "main tendue" de Thorez : Un signal pour la gauche ?

Si cette droite s'affranchissait de la tutelle de l'UMP (2) et si la Gauche au lieu de s'entredéchirer, prenait la juste mesure de cette menace, elles conviendraient l'une et l'autre que seule une union sacrée pourrait nous débarrasser de Sarkozy, avant même l'échéance de 2012. Après tout, Thorez n'avait-t-il pas tendu la main aux catholiques en 1937 pour abattre le fascisme menaçant ? Les forces démocratiques devraient prendre conscience de l'urgence d'une action nationale décisive au lieu de perdre leur temps dans leurs calculs électoraux régionaux. Combien de fois par le passé, nos aïeux n'ont-ils pas forcé leur gouvernants à la démission.

(1) Avant lui, Bayrou avait dénoncé les multiples "abus de pouvoirs" commis par le chef de l'État, utilisant même une fois le terme de" forfaiture". (lien)

(2) Rappelons que m. Hervé de Charette a quitté l'UMP qu'il juge "trop à droite" et veut faire revivre l'UDF (Centre-droit) . La cohésion de la majorité présidentielle laisse en effet apparaître des fissures comme on a pu le constater à propos de la réintégration de la France dans le commandement militaire de l'OTAN, son implication accrue dans le conflit  afghan, le débat sur l'Identité Nationale confondu avec la question de l'immigration, la suppression de la taxe professionnelle, les atteintes à l'indépendance de la justice et autres violations du principe de la séparation des pouvoirs.



Par Yaqzan - Publié dans : Politique - Communauté : cercle des libres penseurs
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Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /2009 13:48


Une "profession de foi" anticléricale ...

"Il n'y a pas de mal à faire du bien, et bien que je sois un anticlérical, par conséquent  je n'en dirai pas de mal", affirme Jean-Luc Mélenchon  à propos de l'action des Petites Soeurs des Pauvres .

Le président du Parti de Gauche était interrogé dimanche 18 octobre par Samuel Etienne dans l'émission 7-à-Voir de France-3. Son propos -à mon avis fort pertinent-  était de déplorer qu'il faille avoir recours à la charité pour pallier les injustices de notre système social. Mais pourquoi grand Dieu ! (si je puis dire) a-t-il fallu qu'il rappelle son anticléricalisme à cette occasion alors que c'était totalement hors de propos !

L'explication est évidente. L'anticléricalisme de Jean-Luc Mélenchon est viscéral et totalement anachronique. Le président du Parti de Gauche est en retard de plus d'un siècle et, comme je l'ai déjà écrit sur ce blog, le camarade Jean-Luc, réincarnation cocasse du Petit-Père Combes, en est encore à "bouffer du curé".

Depuis la séparation de l'Eglise et de l'État, l'anticléricalisme n'a plus aucune raison d'être. L'Église catholique elle même se sent et se dit heureuse de notre état laïque qui lui a rendu sa véritable identité et sa vocation essentiellement spirituelle sans autre compromission que la fraternité dans l'espace social (*). Moi, qui suis libre penseur et agnostique, je déplore seulement que quelques autorités ecclésiastiques tardent à accompagner avec sagesse l'évolution des moeurs. Prudence excessive peut-être?

"Soyons cohérent, Camarade Jean-Luc"! La laïcité n'a de sens et  raison d'être que s'il existe des religions. La laïcité garantit la liberté de conscience individuelle et le libre exercice des cultes quels qu'ils soient. Elle reconnaît de la même manière le droit  à la libre pensée, à l'agnosticisme et à l'athéisme. "Bouffer du curés" aujourd'hui c'est substituer le "laïcisme" à la laïcité et l'anticlérical est en totale incohérence avec lui-même puisqu'il fait -Oh! comble de l'absurdité!-, du laïcisme militant une forme d'intégrisme quasi-religieux.

Si on ajoute à la panoplie idéologique jacobine de J-L. Mélenchon son aversion pour les cultures et surtout langues et dialectes régionaux, on se demande comment son discours politique pourra convaincre une majorité de l'électorat national populaire quasi-unanimement démocrate et républicain mais qui reste attaché à ses croyances comme à sa culture dans toutes leurs diversités.

Et  la "Bonne Parole" prêchée aux convaincus d'avance

Mélenchon se trompe de combat. Il prêche à des convaincus et les ovations que son discours enflammé aux accents révolutionnaires soulève parmi des auditoires acquis d'avance à sa cause sont par conséquent totalement illusoires. ll devrait comprendre que ce n'est pas avec une gauche hétéroclite rafistolée que l'on vaincra la machine sarkozienne. Ceux qu'il faut tenter de rallier pour sauver nos institutions démocratiques et notre modèle idéal de société, ce sont tous les citoyens sans exclusive et parmi eux les déçus pour ne pas dire les cocus du sarkozysme dont le vote a été arraché à coups de  promesses fallacieuses faites au cours d'une campagne électorale manipulée.

La gauche devrait comprendre que ses nobles slogans hérités d'un passé aussi héroïque fût-il ne font plus recette. A force d'avoir été répétés et multipliés, ils se sont dévalorisés en terme de mobilisation.

Cette mobilisation, je le répète, doit se faire autour d'un appel solennel à la défense ou plus précisément au sauvetage de nos institutions républicaines, démocratiques et sociales déjà mises à mal et menacées de mort par notre quasi-monarque élyséen. C'est là une mission d'extrême urgence.

Le discours d'extrême-gauche, chargé de réminiscences historiques propres à captiver le révolutionnaire qui sommeille dans le coeur de chacun d'entre nous n'a de sens aujourd'hui que s'il devait déboucher sur un projet insurrectionnel. Or, je ne crois pas que l'aube du "Grand soir" soit pour demain. (lien) (lien) (lien)

* Rappelez-vous le travail effectué en Amérique Latine au nom de la Théologie de la Libération.
Par Yaqzan - Publié dans : Politique - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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