actualité politique

Jeudi 9 décembre 2010 4 09 /12 /Déc /2010 02:55


... au sommet de l'état

Dans ses "Propos sur les pouvoirs", Alain affirme que la fonction de chef ne relève pas de la compétence. ".... Ce n'est pas la science électrique qui fait un bon directeur des télégraphes ( ...) ni la science des transports qui fait un bon directeur des chemins de fer (...)  ni la science des pierres, des bétons et des mortiers qui fait un bon directeur des Ponts et chaussées (...) Ces sciences conviennent à de petits ingénieurs sans avenir (...) Des que l'on s'élève, on règne sur des hommes, non sur des choses, et l'on a à considérer non pas les lois des choses mais la marche des passions ..."

DSK un homme compétent

Si je cite ces remarques du philosophe, datant de 1911, c'est à propos de m. Dominique Strauss-Kahn dont on dit un peu partout  dans les journaux et débats que ses hautes compétences en matière d'économie et son prestige en tant que président du Fonds monétaire international, le désignent , en cette période de crise, comme le meilleur candidat  en mesure de battre Nicolas Sarkozy à la prochaine élection présidentielle.

Revenant aux propos d'Alain je me pose donc la question: A-t-on vraiment besoin d'un savant économiste à la tête de l'état? Une telle compétence ne conviendrait-elle pas mieux au ministre, ou même encore mieux au conseillers du ministre de l'Économie et des Finances.

En conséquence je m'interroge: Que doit-on exiger de l'homme ou de la femme qui briguera la présidence de notre république française au delà des dispositions de la constitution? *

 

Exigences du citoyen


A mon avis on doit exiger qu'il soit le président ou la présidente de tous les Français. Cela veut dire que cette personnalité doit se placer au dessus des partis et n'avoir aucun lien avec aucun d'entre eux y compris par conséquent avec celui dont elle est éventuellement issue. Dans le même esprit d'indépendance, il ou elle ne doit pas être être lié à quelque groupe de pression que ce soit, financier, idéologique ou religieux sans pour cela, dans ces deux derniers domaines, abdiquer ses intimes convictions relevant de la sphère privée.

Le chef de l'État doit être intimement attaché aux fondements humanistes de nos institutions républicaines et laïques  héritées de la Révolution et de l'esprit des Lumières. Il doit être profondément imprégné de notre propre culture et ouvert aux cultures des autres peuples dans un souci de coexistence fondée sur la compréhension mutuelle; sachant que si nous estimons que nos valeurs ont pour l'essentiel une vocation universelle, il ne nous appartient pas de chercher à les imposer pour autant.

Chargé de veiller au respect de la constitution, le chef de l'État doit être le premier à la respecter, notamment dans son principe de la séparation des pouvoirs et ne prendre aucune décision qui porte atteinte à notre indépendance nationale ou la mette en péril.

Le chef de l'Etat n'a pas  fonction de gouverner. Celle-ci est exercée par le premier ministre sous le contrôle du parlement. Mais Il peut et doit définir dans l'esprit des valeurs évoquées plus haut, les grandes orientations du pouvoir en matière nationale et internationale et exercer, comme le stipule la constitution, son arbitrage sur le fonctionnement des pouvoirs publics. Et il n'a nul besoin pour cela de compétences techniques particulières. Il lui suffit d'avoir l'amour de la Patrie et de partager avec les citoyens ce qui leur est propre, à savoir le bon sens et la conscience du vécu des réalités quotidiennes de notre société.

Un anti-portrait de Sarkozy

 

anti-portait-sarko


Ceux qui partagent mes idées me diront sans doute: "Tu nous fais là l'exact "anti-portrait"  de Nicolas Sarkozy. je leur répondrai que s'ils tirent cette conclusion c'est qu'ils se rendent  à l'évidence. L'actuel président n'est-il pas également président de l'UMP et chef d'un clan à l'intérieur de ce parti? N'a-t-il pas d'intimes rapports avec le grand capital et la haute finance? N'a-t-il pas hypothéqué l'indépendance militaire de la France au profit des États-Unis en lui faisant réintégrer le commandement militaire de l'OTAN? N'a-t-il pas décidé de son propre chef d'accroître la présence militaire de la France en Afghanistan au delà des dispositions stipulées par l'ONU, mettant ainsi en danger la vie de soldats français dans  un combat que tout le monde ou presque considère comme sans issue? Ne pratique-t-il pas au Proche-Orient un double jeu toujours en faveur du gouvernement d'Israël?

On pourrait ajouter à cela diverses atteintes au principe de la séparation des pouvoirs, des mesures de sécurité discriminatoires et brutales (dans l'affaire des Roms notamment) contraires aux droits de l'Homme et qui s'inscrivent dans une dangereuse dérive populiste à des fins électorales. L'essayiste Guy Sorman , peu suspect de gauchisme, déclarait récemment sur un plateau de télévision qu'en s'érigeant en "premier flic de France, Sarkozy n'était plus le "président des Français", lequel doit être un "rassembleur".

La popularité de DSK miroir de l'impopularité de Sarkozy

Mais revenons à DSK. L'actuel président du Fonds monétaire international (FMI) apparaît dans les sondages et chez les commentateurs politiques comme la personnalité la mieux placée pour battre Nicolas Sarkozy à la prochaine élection présidentielle. C'est sans doute ce qui explique, du moins en partie, sa forte cote de popularité, qui  se trouve être directement proportionnelle à l'impopularité de l'actuel président. Le "tout sauf Sarkozy" jouerait donc fortement en sa faveur. Mais, il y a sans doute aussi, du côté des électeurs du centre et de la droite modérée, des gens qui estiment que ses compétences pourraient aider le pays à mieux supporter la crise sinon à en sortir, sans pour autant faire un triomphe au parti socialiste dont il pourrait aisément s'affranchir une foi élu. Ce serait un changement en douceur sous l'étiquette d'une social-démocratie raisonnable.  Rien de vraiment révolutionnaire en somme.

Questionnement

Mais la personnalité de DSK répond-elle aux critères essentiels exposés plus haut concernant nos principes républicains? Rien ne me permet a priori d'en douter, sauf toutefois en ce qui concerne l'orientation de notre politique étrangère. Son attachement viscéral à l'état d'Israël et son soutien indéfectible aux gouvernements qui se sont succédé à Jérusalem posent question en ce qui concerne la position de la France dans la recherche d'une vraie solution au conflit israélo-palestinien. Seule le surpasse dans ce domaine son épouse, Anne Sinclair, qui forma avec Ivan Levai au début de la décennie 1980, lors des dramatiques événements du Liban, un célèbre tandem pro-israélien. Sur un autre plan, son passage à la présidence du FMI peut ternir l'image de DSK dans le monde sous-développé où l'institution internationale souffre à tort ou à raison, d'une mauvaise réputation en raison des contraintes qu'elle impose..

Il appartiendra aux citoyens de faire leur choix entre les candidats du premier tour en fonction de leurs convictions politiques.

Le Droit du citoyen à la parole et à la participation.

Un clin d'oeil à Ségolène

Depuis la troisième république, les gens au pouvoir n'ont cessé de considérer l'électeur comme un ignorant de la chose politique et de la conduite des affaires. On ne lui  ne demande que son suffrage comme garantie de légitimité et, entre deux échéances électorales, on lui conseille de se tenir coi en laissant à "ceux qui savent" le soin de faire leur bonheur malgré eux. Aujourd'hui, les conditions ont changé et le changement ne cesse de s'accélérer avec l'explosion d'internet où s'est créé un immense forum démocratique et populaire au sein duquel les blogueurs  exercent le droit du peuple à la parole et bouleversent le débat politique en le libérant.

Ségolène Royal a séduit beaucoup d'électeurs dont moi-même, avec sa campagne en faveur de la démocratie participative. Cette idée nouvelle et révolutionnaire a effrayé les principaux membres de l'appareil historique sclérosé de son parti. Ceux-ci, avec la complaisance de la presse, n'ont rien trouvé de mieux que la raillerie pour discréditer celle qui était porteuse d'un projet novateur qui menaçait leurs splendides et confortables certitudes.

Si l'occasion se présente, vous voyez que mon choix est fait.


*

"Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'Etat. Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités" (article 5).

Par Yaqzan - Publié dans : actualité politique - Communauté : Politique française
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Mardi 9 novembre 2010 2 09 /11 /Nov /2010 19:33

 

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Je pense à l'anniversaire de la mort du Général de Gaulle. L'évocation de cet homme qui incarna la grandeur et le prestige international de la France de son temps nous fait mesurer la misérable petitesse d'aujourd'hui. Je note que  m. de Villepin semble avoir a choisi la veille de cet anniversaire pour dire que Sarkozy est "un des problèmes de la France". Une litote sans doute pour dire "LE" problème de la France.

État d'urgence nationale

Il y a un état  d'urgence nationale dont  tous les hommes et femmes attachés à nos valeurs doivent prendre conscience. Les partis  de l'opposition, les syndicats et tous ceux, y compris de la Droite ou du Centre, qui ressentent la malaise profond actuellement vécu par notre pays, doivent comprendre que le débat sur la question des retraites ne suffit pas. Le problème social n'est qu'une partie d'un tout, à savoir notre système républicain fait d'humanisme, de solidarité et de justice et qui est aujourd'hui foulé au pied par le pouvoir actuel qui, de plus, défigure l'image de la France dans le monde comme en témoigne la presse étrangère. C'est pour la sauvegarde de ce "Tout" qu'il faut descendre dans la rue afin d'exiger le départ de celui qui, se prétendant président des Français, se comporte comme un chef de clan. Faut-il rappeler que président de la République, il est resté président de l'UMP ?

Et la Droite républicaine dans tout cela?

Voilà plus de trois ans que je m'interroge  sur la raison pour laquelle  des hommes de droite, démocrates sincères et républicains authentiques, acceptent de se faire les complices sinon actifs du moins passifs du sarkozysme, idéologie étrangère à  l'héritage des "Lumières" et de notre passé révolutionnaire au service du peuple, idéologie incarnée par un homme étranger à la culture en général et à nos racines culturelles historiques en particulier. Ce même homme  qui n'hésite pas à remettre en cause notre indépendance nationale si chère au général, en nous faisant réintégrer le haut-commandement militaire de l'OTAN et  en envoyant des soldat français combattre en Afghanistan au delà des limites initialement fixées. De Gaulle, visionnaire, aurait tout de suite compris que ce genre de conflit ne peut avoir d'issue militaire.

Comment ces représentants de la droite républicaine peuvent-ils cautionner par leur présence dans la majorité parlementaire une entreprise déshumanisante qui mesure la réussite individuelle à l'aune de la richesse, considère les inégalités comme un moteur de croissance et tend à gérer la société à la manière d'une multinationale, une sorte de "Super France-Télécom" hexagonale soumise à la férule de la performance individuelle et où les plus faibles n'ont d'autre recours que celui du suicide. Ce serait faire injure à leur intelligence que de croire qu'il s'agit d'un fourvoiement mais également je me refuse à croire que c'est une adhésion. Il leur faudra bien choisir un jour pour sauver leur honneur républicain.

Pour une union sacrée

Si cette droite s'affranchissait de la tutelle de l'UMP et si la Gauche au lieu de s'entredéchirer, prenait la juste mesure de cette menace, elles conviendraient l'une et l'autre que seule une union sacrée pourrait nous débarrasser de Sarkozy, avant même l'échéance de 2012. Après tout, Thorez n'avait-t-il pas tendu la main aux catholiques en 1937 pour abattre le fascisme menaçant ? Les forces démocratiques devraient prendre conscience de l'urgence d'une action nationale décisive au lieu de perdre leur temps dans leurs calculs électoraux. Combien de fois par le passé, nos aïeux n'ont-ils pas forcé leur gouvernants à la démission.

Le pouvoir prétend que ses réforme sont marquées du sceau de la démocratie parce que débattues et votées par les assemblées. En y regardant de plus près on constate que la loi est faite par une majorité de godillots qui trahit son électorat pour respecter une discipline de parti. Comment s'étonner de la désaffection du citoyen pour la chose politique ainsi conçue et qui n'a plus de démocratique que le nom. Lorsque le citoyen n'est plus représenté, il lui faut s'exprimer lui-même et pour ce faire, faute de bancs dans l'assemblée, il lui reste la Rue, la Rue avec un grand "R", cette même Rue qui maintes fois par le passé nettoya les écuries d'Augias.


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Mardi 14 septembre 2010 2 14 /09 /Sep /2010 02:53


Et alors?

Un "homme dangereux". C'est ce que dit, en couverture, le Nouvel Observateur du 9 septembre, même si l'expression est assortie d'une précaution de langage en forme de point d'interrogation.

Ce numéro de l'hebdomadaire , qui prend prétexte du scandale de l'expulsion brutale des Roms, apporte des témoignages dont l'essentiel concerne la flétrissure de l'image de la France dans le monde en raison de l'attitude d'un président qui foule aux pieds les valeurs essentielles et la culture humaniste de notre patrie.

Ce n'est tout de même pas anodin ! et pourtant, ce qui devrait être un énorme pavé dans la mare ne fait qu'un lamentable "flop". Il y a un an François Bayrou publiait "Abus de pouvoir", un réquisitoire en règle contre Sarkozy où il était même question de "forfaiture". C'est énorme, non? et pourtant cela ne provoqua aucune réaction notable. À croire que les dérives dangereuses de celui qui se prétend encore président de la France n'émeuvent personne.

On pourrait pourtant légitimement penser que de tels constats accablants devraient avoir  des conséquences politiques; provoquer une réaction massive et unitaire de tous ceux , de droite comme de gauche ou du centre, qui sont attachés à nos valeurs pour aboutir à la condamnation publique et solennelle et pourquoi pas à la déchéance de celui qui est ainsi montré d'un doigt accusateur. Non. Rien, rien rien de rien! Les partis continuent  comme si de rien n'était à faire leur tambouille et les chroniqueurs politiques, imperturbables, se complaisent dans leurs analyses et supputations concernant les chances de ce même personnage et des autres postulants à l'élection de 2012.

Vous me direz que, tout de même, nous assistons à un large mouvement populaire de protestation sociale à l'initiative des syndicats. C'est incontestable. Toutefois je ne pense pas qu'il faille limiter la protestation au domaine social. C'est la politique de Sarkozy dans sa totalité qu'il faut dénoncer (l'Afghanistan et l'inféodation de la France aux États-Unis au sein de l'OTAN, le double jeu au proche-Orient le non-respect de la séparation des pouvoirs, les connivences financières douteuses, les mesures de sécurité discriminatoires et abusives, les atteintes aux droits de l'Homme, la dérive populiste du régime sans compter quelques soupçons de pratiques barbouzardes)

J'ai été très impressionné par Guy Sorman qui a déclaré chez Frédéric Taddei, dans l'émission "Ce soir ou jamais", que Sarkozy, s'érigeant en "premier flic de France" n'était plus le "président des Français". Le président, a-t-il dit,  se doit d'être un "rassembleur".

 

Il est vrai que ce président de la République est aussi officiellement président de l'UMP. Un comble!

Par Yaqzan - Publié dans : actualité politique - Communauté : Politique française
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Dimanche 29 août 2010 7 29 /08 /Août /2010 01:55

dans les poubelles de la politique

Encore une fois cette semaine, "Le Figaro" s'est offert une  première page en énormes caractères avec un sondage selon lequel une  "majorité massive" de Français approuverait la politique d'expulsion des Roms engagée par Sarkozy et sa meute de limiers. Encore une fois un sondage au questionnaire pipé. Décidément le quotidien aux ordres a bu toute honte. Sachant par avance que beaucoup de Français n'apprécient pas les Roms , ce sondage ne pouvait avoir d'autre raison d'être que de chercher à justifier les méthodes indignes de Sarkozy et de ses affidés.

Et puis voilà que face à l'indignation d'humanistes que l'on traite dédaigneusement de "bien pensants", François Fillon affirme, sans trop de conviction me semble-t-il, que "Respecter la France c'est aussi respecter le président de la République élu par les Français". Oui certes! mais à condition que celui-ci respecte les valeurs de la France et ses institutions ainsi que les promesses faites à ses électeurs, ce qui n'est nullement le cas bien au contraire. Aussi élevée soit-elle,  la fonction n'est pas un gage d'honorabilité. Il fut un temps où Bayrou, avant de se livrer à ses exercices de slalom politique, allait bien plus loin que les "bien pensants" d'aujourd'hui dans l'expression de leur indignation et employa même, dans un livre aujourd'hui oublié,  le mot "forfaiture" sans que personne ne s'en émeuve. (lien-1) (lien-2) est vrai qu'à l'époque, dopé à l'élixir des frères Minc et Buisson et nourri du peanut butter de son ami Dabeuliou, Little Nick était plus gaillard qu'aujourd'hui.

Last but not least il y a Kouchner qui accoure pour se joindre  à la meute des chasseurs de Roms, à la rescousse de son maître. Il y a bien longtemps que ce monsieur a perdu tout crédit pour avoir utilisé l'humanitaire au service de son ego. L'épisode du sac de riz "multiprise-vidéo"  n'en est que la pitoyable caricature. Évoquerai-je son ralliement enthousiaste à l'équipe de Sarkozy, lui qui  se prétend encore de gauche et qui devrait lire le grand philosophe Alain.  Dans ses "Propos sur les pouvoirs" , celui-ci notait: "La trahison comme on l'a cent fois remarqué, consiste à tirer vers la droite après avoir juré de rester plus ou moins à gauche (...) Le jeu politique revient tout à ces mouvements insensibles qui déplacent lentement mais sûrement les représentants du peuple vers les ennemis du peuple".

Par Yaqzan - Publié dans : actualité politique - Communauté : Politique Directe
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Lundi 26 juillet 2010 1 26 /07 /Juil /2010 18:33

 

 

Ceux qui ont assassiné Michel Germaneau ne peuvent se réclamer de l'Islam. S'ils étaient Musulmans il connaîtraient le verset du Coran où il est dit: : " Qui Tue un innocent  tue l'humanité  tout entière et qui sauve un seul homme sauve toute l'humanité". Or ce vieil homme oeuvrait pour sauver des vies en Afrique tandis que ses tortionnaires propagent la violence sur terre et, en conséquence, si l'on devait leur appliquer la Loi islamique telle que la conçoivent les intégristes radicaux, ils devraient être mis à  mort (*).

 

Il est souhaitable et je dirai même impératif que les plus hautes autorités morales et spirituelles de l'Islam, et notamment de l'Islam de France, s'expriment publiquement et sans ambiguïté sur ce point,  afin d'édifier l'esprit de ceux d'entre les jeunes Musulmans qui, socialement frustrés, seraient tentés de voir des héros dans ces prétendus combattants de l'Islam ou se laisseraient manipuler par des prêcheurs dévoyés.


من قتل نفسًا بغير نفس أو فساد في الأرض فكأنّما قتل الناس جميًعا  ومن أحياها فكأنّما أحيا الناس جميعًا 

«صدق الله العظيم»

 

(*)إذ أنّهم مفسدون في الأرض

Par Yaqzan - Publié dans : actualité politique - Communauté : cercle des libres penseurs
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Jeudi 15 avril 2010 4 15 /04 /Avr /2010 19:08

 
Ou le confort béat de l'anesthésie intellectuelle

"En vérité je te le dis
Dors en toute sérénité
Tout est déjà écrit
Il n'y a pas à innover"

  Au cours des débats qui se succèdent dans les médias à propos de la Burqa , l'intégrisme islamique" est abondamment évoqué sans que personne ne s'attarde à s'interroger sur ce qu'il signifie exactement. L'expression est lancée comme l'étiquette pratique d'un emballage dont on ignore le contenu. Or, la meilleure définition qui puisse être donnée de l'intégrisme islamique c'est celle qu'en donnent les intégristes eux-mêmes d'autant qu'ils le font sans artifice, forts de leur certitude, persuadés qu'ils sont de détenir la vérité unique et absolue.

Un manifeste théocratique

Voici cette définition telle qu'elle est exactement et généralement donnée par les gens de la mouvance des Frères musulmans et que j'emprunte à un article écrit il y a quelques années -mais plus que jamais d'actualité- par un universitaire islamiste  dans le quotidien saoudien Asharq al-awsat sous le titre "La démocratie est un principe contraire à l'Islam":

" Chacun de nous sait que l'Islam est un système de vie intégré (1) dont découle l'ensemble de l'organisation de la vie y compris le politique, le social et l'économique. En Islam il n'y a pas de séparation entre la religion et la vie. La "gouvernance" (2) n'appartient qu'à Dieu seul et les sources  de la législation islamique sont bien connues" (3).


L'auteur écrit: "... Si on examine la définition de la démocratie dans le détail concernant la relation entre le peuple et le gouvernant, on constate que la démocratie est de façon flagrante en contradiction avec l'Islam" puisqu'elle repose sur "la séparation de la religion et de la vie et fait de la communauté la source de la législation et des pouvoirs".

La démocratie, ajoute l'auteur "consacre  et  garantit  des libertés individuelles telles que la liberté de croyance, la liberté d'opinion, la liberté de  propriété et la liberté personnelle'. Or, précise-t-il, "il n'y a pas dans l'Islam consécration de la liberté dans son concept absolu tel qu'on le trouve en démocratie et bien que l'Islam par exemple n'oblige pas les gens à épouser une croyance précise, il n'autorise pas le musulman à changer de religion et celui qui sort de l'Islam est considéré comme un apostat à qui est appliquée la sentence prescrite dans ce cas. (note du trad: la mort selon les extrémistes bien que le Coran soit muet sur ce sujet).

L'auteur  poursuit: " La libre propriété individuelle telle qu'elle est conçue en démocratie n'existe pas en Islam. L'Islam définit les sources de la propriété et ne permet pas son acquisition par les moyens de l'usure,  de la spéculation  ou du gain excessif. Il en va de même de la liberté personnelle, qui, telle qu'elle est conçue en démocratie, n'existe pas dans l'Islam. Ainsi, il n'est pas permis aux femmes de marcher dans la rue à demi-nues et l'Islam interdit la mixité, la luxure et l'homosexualité entre autres nombreuses choses. Et ici nous arrivons à la conclusion que la démocratie est étrangère à l'Islam qu'elle enfreint de manière manifeste".

(commentaire)


Ce texte nous ramène à la double confrontation entre la raison et la foi  d'une part puis d'autre part entre le droit positif et la pratique relgieuse qui a fait  débat depuis les premiers siècles de l'Islam parmi les penseurs musulmans au contact d'abord de la pensée des philosophes grecs puis bien plus tard et jusqu'à aujourd'hui au contact de la civilisation occidentale nourrie de l'esprit des "Lumières". 

Au sein de la communauté musulmane, des esprits éclairés ont tenté et tentent aujourd'hui encore de promouvoir une conciliation entre la raison et la foi et entre le doit positif et les préceptes islamiques (4). Ils ont été et sont encore peu entendus dans leur opposition à ceux aujourd'hui très actifs pour qui "l' Islam est à la fois religion et état" et le Coran valable dans sa lettre "en tout lieu et pour  tous les temps", deux slogans bien connus de l'Organisation des Frères musulmans.

On ne voit pas comment ceux qui prêchent ces principes peuvent avoir place dans notre ensemble national. C'est logiquement en vertu de ces mêmes principes qu'un mufti (jurisconsulte) nommé Al-Wancharissi avait, au XVe siècle, enjoint les musulmans d'Espagne de quitter ce pays après la Reconquista, estimant qu'un musulman ne pouvait se soumettre à une autre loi que celle de l'Islam.

(1) منهاج متكامل  Aveu d'intégrisme on ne peut plus explicite .
(2) J'utilise à dessein ce néologisme pour traduire précisément celui employé par l'auteur, à savoir حاكمية "hakimiyya", mot inexistant dans les dictionnaires arabes et inventé par les islamistes radicaux comme Sayyid Qotb pour  désigner le pouvoir absolu de Dieu sur l'organisation de la société civile.  Ce qui correspond au slogan des Frères Musulmans:  "L'Islam religion et état"  الاسلام دين ودولة
3) Le Coran et la Sunna (tradition prophétique).sur lesquels est fondée la loi islamique dite Charia الشريعة.

Par Yaqzan - Publié dans : actualité politique - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 22:25

 

L'identité nationale: un débat où il est préférable de "la boucler".

Cet article se propose de vous conduire du plaisant au très sérieux dans un parcours qui va du Verlan à l'affaire Dreyfus en passant par le Louchebem, le Javanais et les divisions historiques du socialisme français.

Du plaisant ...

Pour prouver ma bonne foi et afin qu'on ne m'accuse pas de tirer systématiquement à boulets rouge sur la droite sarkozyste, je me montrerai indulgent à l'égard de Nadine Morano

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Effectivement, à la lecture de ses propos sur le Verlan et les casquettes à l'envers, j'ai constaté qu'il n'y avait pas de quoi fouetter un chat. Je lui reprocherai toutefois d'ignorer que le verlan fait depuis longtemps partie de la culture française, et ce bien avant que les beurs n'aient fait leur apparition. Ainsi, mes copains et moi, à l'age de 14/15 ans, dans les années "40", bons petits Français de souche nous pratiquions non seulement le Verlan mais aussi le Javanais et le Louchébem. En ce qui me concerne, ma préférence allait au Javanais, que je pratique encore en cachette pour mon seul plaisir . Ainsi, pour déclarer ma flamme à Nadine, je dirai: "Navadavine, javeu tavème mavon navamavour". Après tout pourquoi ne lui proposerais-je pas des cours particuliers?

En fait, j'espère que notre ministre  a compris que dans un débat "merdeux" comme celui-là, il est préférable de ne pas improviser. Les passions y sont telles que les mots sont de vrais bâtons de dynamite. Je lui dis amicalement car je la trouve sympa. Je lai vue une fois chez Ruquier, elle était touchante. Elle m'a rappelé ma crémière que j'aime bien.

... au très sérieux

Mais puisqu'il faut aussi être grave, je préciserai que ce qui m'interpelle dans cette affaire, c'est le choix de Charmes,  ville natale de Maurice Barrès, pour y tenir ce débat. Je soupçonne de volonté provocatrice  Jean-Jacques Gaultier, le maire UMP qui en a pris l'initative. Si ce n'est pas le cas c'est alors une ânerie.

De Maurice Barrès, on ne retient aujourd'hui en effet que la figure emblématique de l'un des divers courants nationalistes actifs sous la troisième République, et surtout le fait qu'il  ait pris parti contre le capitaine Dreyfus et produit quelques écrits antisémites,. Cette étiquette réductrice ne peut en effet, de nos jours que provoquer l'indignation. Mais l'honnêteté impose de se replacer dans le contexte de l'époque. Barrès est une personnalité complexe. Ecrivain admiré, il a inspiré Louis Aragon, André Malraux, François Mauriac, Montherlan. Homme politique, il a été de gauche pour évoluer ensuite vers le courant républicain modéré qu'on qualifierait aujoud'hui de centre-droit, mais aussi il a été,  bien qu'adversaire politique, un ami fidèle de Jean Jaurès et de Léon Blum. Auteur de quelques écrits antisémites, il rendit toutefois, pendant la grande Guerre,  hommage aux Juifs français qu'il plaçait dans "les familles spirituelles de la France".


Guesde-Jaurès
Caricature de Jules Renard (1900) illustrant la 
   division des socialistes sur l'affaire Dreyfus
.
   Les "Frères siamois sont Guesde et Jaurès.
         (voir "Historia" mars-avrl 2009)


Antidreyfusard Barrès? Certes.  mais à ce propos, Benoit Hamon, garçon sympathique, ferme de conviction et plein de fougue, a tendance à tirer sur tout ce qui bouge sans toujours bien refléchir. Socialiste, il devrait savoir que ses prestigieux prédécesseurs de l'époque de l'affaire Dreyfus, étaient très divisés sur la question. Autour de Jules Guesde, chef de file des socialistes radicaux, une majorité d'entre eux considéra qu'il n'était pas dans leur intérêt de prendre position. "Les prolétaires n'ont rien à faire dans cette bataille qui n'est pas la leur", estimaient-ils. En revanche, Jean Jaurès, chef de l'aile réformiste,  se rangea du côté des dreyfusards. Ce fut en quelque sorte un divorce venu s'ajouter à la division dont le socialisme français n'a cessé de souffrir de sa naissance jusqu'à nos jours.

Alors, comme disait grand-mère,  tournons donc sept fois la langue dans notre bouche avant de s'aventurer dans un débat aussi tordu.
Par Yaqzan - Publié dans : actualité politique - Communauté : cercle des libres penseurs
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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /Nov /2009 14:52

Entre la défaite consentie et la défaite subie











J'ai beaucoup d'estime pour Jean-Luc Mélenchon. Je l'ai certes souvent critiqué sur ce blog, mais  essentiellement pour son jacobinisme exacerbé. En vérité Il m'est très sympathique, non pas seulement pour sa "bonne bouille" de petit écolier espiègle qu'il a conservée malgré les années, mais surtout parce que je reconnais en lui un homme de conviction qui respire la sincérité, ce qui est fort rare dans ce qu'il est convenu d'appeler la "classe politique". (*)

Mais surtout, face à la confusion qui règne aujourd'hui dans le camp socialiste, Jean-Luc Mélenchon se montre  cohérent avec ses convictions. Son projet, affirme-t-il, est de refonder une vraie gauche, pure et dure et non pas celle de la social-démocratie, prompte à  composer avec le libéralisme, et encore moins de se compromettre avec ceux qui, bien que n'étant pas formellement de gauche, se réclament de la démocratie sociale, ce qui pour Jean-Luc fleure le bénitier, chose dont il a -si je puis dire- une sainte horreur.

Pour Mélenchon, seule la réalisation de ce projet compte, serait-ce au prix d'une nouvelle victoire de sarkozy à la prochaine présidentielle. Il a conscience de ce risque et en assume  pleinement la responsabilité, comme cela est apparu clairement ,bien que sous-entendu, dans ses récentes interventions à la télévision.  Jean-Luc Mélenchon sait parfaitement que le délai de deux ans qui nous sépare de la prochaine échéance électorale est bien insuffisant pour mener son projet à terme si tant est qu'il soit réalisable.

Quant à l'extrème-gauche, elle n'aspire pas à partager le pouvoir. Sa vocation comme sa seule raison d'être est l'opposition à tout gouvernement  de gauche ou de droite  qui menacerait les intérets des travailleurs. Sa mission s'appelle vigilance. C'est se tenir prête à mobiliser les masses populaires sous la bannière de la lutte des classes, que ce soit au sein des syndicats ou dans la rue, chaque fois que cela lui parait nécessaire.  En quelque sorte, pour elle comme pour Mélenchon l'enjeu de la présidentielle est secondaire. Je pense qu'en réalité ils se situent dans un espace temporel particulier. Le court terme leur est étranger. Il en est ainsi de tous ceux qui adhèrent à une cause qu'ils considèrent sacrée.

En revanche, le PS aspire au pouvoir et la présidentielle est pour lui une échéance cruciale. Nous y retrouvons ces éléphants moribonds qui se refusent à prendre le chemin de leur cimetière mythique et qui, avec Benoit Hamon, leur fidèle porte-parole,  jeune homme de conviction,  fort sympathique au demeurant, s'accrochent à leur utopique projet d'union de la gauche, vieille recette qui a fait son temps. Avec un petit peu de bons sens, ils devraient comprendre que c'est assurément le meilleur moyen de faire gagner Sarkozy. Voila l'incohérence. Ils devraient également comprendre que les électeurs aujourd'hui majoritaires qui veulent qu'on en  finisse avec l'état sarkozyen se tamponnent le coquillard de leurs états d'âmes idéologiques.

Vous me direz: Que faites vous du courant du PS animé aujourd'hui par Vincent Peillon, qui veut un large rassemblement autour de nos valeurs républicaines incluant le PC,  les Verts et le Modem? Je dis que l'idée est bonne et je la défends moi-même. Mais vous avouerez que le Pandemonium de Dijon augure bien mal de la conduite de cette entreprise louable . Faute de l'appui du reste de la gauche, elle me parait avoir fort peu de chance de vaincre la droite sarkozyste.

 Et si, par miracle, d'authentiques démocrates de droite soucieux de nos valeurs
venaient se joindre à ce rassemblement , une "union sacrée" en quelque sorte pour abattre celui qui jour après jour sape les fondements de notre démocratie?

ll n'est pas interdit de rêver.

* Ce terme , que les politiciens eux-mêmes utilisent, est choquant. Dire que les hommes politiques constituent une classe, au même titre que la classe ouvrière ou ce qu'il est convenu d'appeler classes populaires, c'est reconnaître que la politique est une profession, c'est-à-dire que ces gens-là vivent de la politique et non pas pour la politique. Celle-ci appartient à tous les citoyens à qui le plus souvent on la confisque sous couvert d'une délégation de pouvoir électorale.
Par Yaqzan - Publié dans : actualité politique - Communauté : cercle des libres penseurs
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